La fête du PSG tourne au fiasco
FOOTBALL•Des incidents ont très fortement bouleversé les festivités du titre lundi soir…Romain Baheux
Ils l’attendaient depuis dix-neuf ans, ils n’en ont profité que cinq minutes. Cinq minutes où les joueurs du PSG, champions de France le dimanche soir sur la pelouse de Lyon, ont brandi le trophée devant près de 15.000 personnes réunies sur la place du Trocadéro à Paris lundi. Cinq petites minutes avant que l’agitation et la pression de la foule ne contraignent les organisateurs à écourter la cérémonie.
Débutée avec une heure de retard, la célébration du titre avait déjà commencé à se tendre alors que les joueurs étaient encore sur la route entre le Parc des Princes et le Trocadéro. «On était de plus en plus nombreux, ça a commencé à pousser en direction du podium, raconte Didier, supporter parisien. On était compressés, on ne pouvait plus bouger. Ça devenait franchement dangereux.» Les secouristes ont dû intervenir pour évacuer des personnes victimes de malaise.
«Il valait mieux que ça ne dure pas plus longtemps», selon Delanoë
Des heurts ont alors éclaté entre une cinquantaine de supporters, arrivés peu avant, et le service d’ordre. Quelques minutes plus tard, les échafaudages donnant sur la place étaient pris d’assaut tandis que la tribune installée pour accueillir la presse était envahie. Dans une atmosphère saturée par les fumigènes et face à une foule déchaînée, les joueurs du PSG arrivaient pour célébrer le titre. Avant de rebrousser chemin rapidement. «Il valait mieux que ça ne dure pas plus longtemps, souligne le maire de Paris Bertrand Delanoë. La fête a failli être gâchée par quelques dizaines de personnes.»
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Les forces de l’ordre ont alors commencé à riposter. Juste après le départ des joueurs, les policiers ont dispersé la foule à coup de flash-ball et ont mené plusieurs charges. «Des gens jetaient des bouteilles, un fumigène m’a frôlé de très, très près, raconte Fabrice, le souffle court. J’ai couru pour me mettre à l’abri.»
Comme lui, plusieurs milliers de personnes ont alors rejoint les bords de la Seine pendant que le bus des joueurs s’éloignait rapidement. «J’ai fait trois heures de route pour voir ça, je suis vraiment déçu, peste Marouane. J’avais envie de faire la fête, je me retrouve en plein milieu de gens venus péter des vitrines et se foutre sur la gueule.»



















