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Paris-Roubaix : « Je me sens un peu détruit »… Tadej Pogacar a pris un gros coup sur la tête dans l’Enfer du Nord
ESSAYE ENCORE•Battu pour la deuxième année de suite dans l’Enfer du Nord, Tadej Pogacar s’est montré flou quant à une possible troisième tentative la saison prochaineA.L.G.
Le cyclisme n’est donc pas encore mort. En s’imposant pour la première fois de sa carrière sur Paris-Roubaix dimanche, au nez et à la barbe de Tadej Pogacar, Wout Van Aert a redonné un peu d’espoirs aux fans de vélo qui commençait à désespérer de voir le Slovène ne laisser aucune miette à personne. La formidable course de dimanche est pourtant venue lui rappeler que l’Enfer du Nord n’était décidément pas un Monument comme un autre, au point de lui mettre un gros coup sur le carafon, lui qui semblait en mission cette année pour remporter son premier Paris-Roubaix.
« Tout de suite je me sens un peu détruit, a-t-il déclaré après la course. Je suis fier de toute l’équipe, j’ai dû changer deux fois de vélo, il s’est passé plein de choses, c’était une course difficile mais j’ai réussi à me replacer dans le groupe de tête et à suivre Wout quand il a attaqué. Il était très fort aujourd’hui et il mérite cette victoire. Mais je reste fier et heureux de ce que j’ai fait. »
Une défaite qu’il faudra vite digérer
A l’avant de la course une bonne partie de la journée, malgré quelques galères mécaniques quasi inévitables sur Paris-Roubaix, pour tenter d’imprimer un rythme de furieux, « Poggi » n’a pour une fois pas eu les jambes de feu qu’il espérait. D’autant qu’il avait un sacré client sur le dos et dans sa roue en la personne de Van Aert.
« Quand j’étais avec Wout je n’avais pas assez de fraîcheur dans les jambes pour le lâcher sur les pavés, précise-t-il. Puis quand je me suis retrouvé au sprint avec lui, je savais que c’était impossible à 99 % mais j’avais quand même de l’espoir. Mais quand j’ai démarré le sprint mes jambes n’ont pas suivi, elles étaient comme des spaghettis. »
Il faudra donc au moins un troisième participation à l’ogre des collines s’il souhaite enfin inscrire L’Enfer du Nord à son tableau de chasse. Reste à savoir s’il aura la force mentale pour. Dimanche, celui-ci laissait planer le doute. « De retour à l’avenir pour gagner ? Je ne peux pas dire maintenant, peut-être que oui… Il y a deux semaines j’aurais dit que c’était Milan-San Remo le Monument le plus dur à gagner mais là en finissant encore deuxième… C’est juste ma deuxième participation, il me faut du temps pour analyser et on verra. » Allez, on se dit à l’année prochaine.



















