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« Je sais que Je vais être plus attendu »

« Je sais que Je vais être plus attendu »

rock Feliho L'arrière gauche est de retour au HBC Nantes, quatre mois après en être parti
Propos recueillis par David Phelippeau

Propos recueillis par David Phelippeau

Il a déjà repris sa place dans le vestiaire de Beaulieu. « Entre Dodo (Frédéric Dole) et Andy (Pijulet) », précise Rock Feliho. L'ancien capitaine du HBC Nantes (30 ans) est de retour au « H », quelques semaines après en être parti. Son expérience à Toulouse, qu'il avait rejoint avant l'été pour deux ans, aura été de courte durée. Trois mois et puis s'en va. La faute à un club sudiste en proie à de graves problèmes financiers. « J'étais hyper pressé de tourner la page Toulouse », reconnaît-il. Et sans doute très pressé d'ouvrir une nouvelle avec le HBC Nantes.
Cela fait quoi de revenir à Nantes ?
Je suis parti il y a quatre mois. Ca n'a pas trop changé. C'est un plaisir de retrouver des gens avec qui les relations ne s'étaient finalement jamais estompées… Je n'ai pas trop le sentiment d'être parti. Quelques joueurs m'ont dit qu'ils avaient l'impression que je revenais de blessure. C'est aussi le soulagement qui prédomine, car j'étais dans une situation compliquée. Toulouse était en difficultés financières et mon contrat n'était plus homologué.
Racontez-nous l'épisode du mail

de l'ex-président de Toulouse qui annonce son désengagement…
On était en randonnée à Luchon pour notre stage d'avant-saison. On a fait une pause. J'ai été le premier à prendre mon portable et à voir le mail de Patrick Salles. Je l'ai lu à tout le monde. Personne n'était au courant de son départ. Certains ont compris alors que la situation du club allait devenir critique, car c'était le garant financier qui avait décidé de partir… On était choqués.
La situation est devenue dure

à gérer en interne…
Nous n'avons pas été payés pendant deux mois. Certains l'étaient depuis plus longtemps. Le trou était énorme. Il n'y avait plus de pilote dans l'avion, car le boss n'était plus là. J'ai vu des joueurs en galère, des jeunes pas payés qui gagnent peu et qui avaient du mal à honorer leurs factures. C'est du sport mais c'est du travail, il ne faut pas l'oublier…
Quelles relations aviez-vous

avec les dirigeants ?
Je n'étais pas en phase avec eux. Je n'ai pas accepté de baisser mon salaire. Je n'allais pas payer toutes les conneries faites depuis longtemps.
Puis, le contrat des recrues n'a pas été homologué, dont le vôtre…
Oui, et j'en ai eu la confirmation sur un site Internet. J'étais fou. J'aurais souhaité l'apprendre d'une autre manière que par la presse. Le soir, j'ai dit aux dirigeants que je ne voulais plus jouer pour eux. Je voulais partir, encore plus quand j'ai su l'intérêt de Nantes.
Et pourquoi Nantes sachant qu'il

y avait aussi Créteil et Sélestat ?
Nantes restait mon option numéro 1, car ce club devrait jouer le haut du tableau. Ici, je suis déjà intégré. Je connais la maison. Je sais où je mets les pieds.
Est-ce une revanche pour vous,

car le coach du « H » n'a pas insisté pour vous garder l'année dernière ?
Non, je n'ai pas d'esprit de revanche. Je sais que je suis plus attendu, car j'ai obtenu le titre de meilleur défenseur de LNH la saison dernière. J'ai un peu plus la pression. J'ai intérêt à être bon, car si on en prend je ne sais pas combien à Dunkerque jeudi…