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Google Home: Fascinant et inquiétant, l’assistant personnel lancé en France
AI•Prenant la forme d’une enceinte connectée, Google Home, l’assistant personnel de Google est lancé en France ce jeudi 3 août…Christophe Séfrin
L'essentiel
- Google Home débarque en France ce jeudi 3 août à 149 euros.
- Cette enceinte intelligente peut répondre à nos questions et commander des objets connectés.
- L’essayer, c’est l’adopter? Nos premiers essais sont prometteurs.
«OK Google. Quelles sont les nouvelles ce matin ? » L’info techno de ce jeudi 3 août reste le lancement de Google Home en France. Google Home ? Il s’agit de l’assistant vocal de la firme de Mountain View. Sous forme de petite enceinte connectée, il grille la politesse à Alexa d’Amazon et Djingo d’Orange (sans doute lancés début 2018). Sans crier gare, Google dégaine donc son concierge 2.0 auquel on peut tout demander, ou presque. Déjà présent aux Etats-Unis depuis novembre 2016, Google Home est vendu 149 euros.
Disponible sur les sites web marchands, il poussera les portes des magasins Fnac et Darty dès le mardi 8 août.
Une formule magique pour l’activer
Il faut donc prononcer la formule magique pour activer l’objet. Prononcez « OK Google » ou « Dis Google ». Puis posez une question, ou donnez une consigne à la machine qui s’exécutera. « Reconnaissance vocale, deep learning… nous sommes arrivés à un point d’évolution où toutes les sciences peuvent converger pour être disponibles aux utilisateurs en tous lieux », s’enthousiasme Gilles Drieu, directeur de l’ingénierie chez Google.
Ce natif des Pyrénées, qui dirige la partie logicielle de Google Home, décrit le petit appareil comme étant utile en fournissant des réponses à nos questions ; permettant d’écouter de la musique (en ligne et non en Bluetooh, hélas) ; gérant les tâches hebdomadaires ; et contrôlant à la voix les appareils compatibles.
Un écosystème déjà complet
Avant un test plus complet, les essais auxquels nous avons pu assister sont pour le moins prometteurs. Disposant de deux micros avec une portée de plusieurs mètres et d’une surface tactile avec des LED, Google Home se personnalise à l’aide d’une application (Android et iOS). Ensuite, place à une interaction homme-machine avec un langage conversationnel très fluide.
Inutile de lui mâcher les mots : l’appareil comprend tout. De « OK Google, lance la playlist apéro » à « Combien de temps pour aller à l’école ce matin ? », en passant par « Ajoute du lait sur ma liste de courses », ou encore « Quelles sont les informations du jour ? ». Et cela marche aussi avec des objets connectés : « Allume la lumière du salon », « Mets-moi le dernier épisode de House of Cards », « Lance la radio », « Baisse la température de 2 degrés », etc. La magie s’opère notamment grâce à des partenariats : Tunein pour la radio, Radio France et RTL pour l’actu audio ; Deezer, Spotify et Play Music pour la musique ; Netflix et YouTube pour la vidéo ; Philips Hue, Lifx et WeMo pour l’éclairage ; Nest pour le chauffage… L’intérêt est que l’écosystème existe déjà et qu’on peut l’étoffer selon ses besoins.
Le fail de l’hippopotame
Seul fail durant notre petite heure d’essai : Google Home a eu du mal à comprendre « Quel bruit fait un hippopotame ? » et à répondu à la question par un « Désolé, je ne sais pas vous aider avec ça ». En fait, il suffisait de lui demander « Quel bruit fait l’hippopotame ? » pour que la petite enceinte dégote sur le web le grognement du mammifère et le restitue. « Plus on l’utilise, plus Google Home apprend », assure Gilles Drieu.
Il est d’ailleurs possible d’adresser à la voix une requête aux ingénieurs de Mountain View pour qu’ils corrigent ces petits disfonctionnements. Par contre, on ne peut pas dire que le son de Google Home lorsqu’utilisé comme enceinte soit vraiment bluffant…
En avoir peur ou pas
Ludique et pratique, Google Home ne peut qu’évoluer vers plus de services. Et forcément des services payants. On attend, comme c’est déjà le cas aux Etats-Unis, que l’enceinte nous propose de commander pour nous un Uber ou un produit sur un site partenaire. On peut aussi s’inquiéter des « oreilles de Big Brother ».
L’intelligence artificielle de Google Home se situant sur des serveurs distants et non dans l’enceinte elle-même, on imagine bien que nos requêtes sont analysées, triturées, et décortiquées pour que les services qui nous seront petit à petit proposés soient toujours plus personnalisés, localisés et contextualisés.
Histoire de nous rassurer, les micros de l’enceinte sont désactivables à l’aide d’un bouton physique. Faut-il avoir peur de Google Home ? « Non, bien au contraire ! », rétorque le directeur de l’ingénierie chez Google, Gilles Drieu. Home, sweet home ? L’avenir le dira.



















