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Les «no-go zones» françaises sont de retour, jusque dans le Marais

VIDEO. Violences urbaines: Les «no-go zones» françaises sont de retour, jusque dans le Marais

BY THE WEBDes médias anglo-saxons ont ressorti le terme après les manifestations contre les violences policières de ces dernières semaines…
Mathias Cena

M.C.

Revoilà les « no-go zones ». En janvier 2015, peu après les attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher, un « expert » américain affirmait sans ciller sur Fox News qu’il existait à Paris des « zones interdites » semblables à « celles de Bagdad » dans lesquelles « ni les touristes ni les policiers n’os[ai]ent aller ». La chaîne d’infos en continu avait par la suite dû présenter ses excuses.

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Deux ans plus tard, le terme a fait son retour dans la presse britannique et sur le compte Twitter d’une blogueuse américaine, après les manifestations contre les violences policières, parfois émaillées d’incidents, qui ont touché la France dans la foulée de « l’affaire Théo ». « EMEUTES DE PARIS : Les no-go zones s’étendent alors que la violence se répand A TRAVERS LA FRANCE », a écrit la semaine dernière Pamela Geller, dont le compte Twitter est une longue liste de salves contre les médias, l’islam et les musulmans.

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A son commentaire, la blogueuse a joint trois images publiées par le tabloïd britannique Daily Express : une camionnette de RTL incendiée lors d’une manifestation et deux cartes, de l’Ile-de-France et de la moitié nord du pays.

Des lieux y sont marqués en gros caractères sur fond rouge sous le titre « Les émeutes de Paris s’étendent à toute la France » : Aulnay-sous-Bois, Bondy ou encore Bobigny, où ont effectivement eu lieu des affrontements et des actes de destruction. Mais aussi Nanterre, Rouen ou… le quartier parisien du Marais, signalés comme des zones d’émeutes. Une autre flèche pointe encore vers le Val-d’Oise, présenté comme une ville.

« Les ravages que causent les musulmans en France et ailleurs en Europe »

Pamela Geller, qui compare par ailleurs la situation actuelle en France avec l’occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale, persiste. Dans un email adressé au site Buzzfeed, elle affirme : « Les incidents à Paris que j’ai rapportés ont été évoqués par des médias grand public reconnus », se référant à deux tabloïds anglais, le Daily Express et le Daily Mail. « Rejeter la faute sur moi parce que j’évoque ces reportages est typique d’un média de l’establishment qui a tendance à dissimuler les ravages que causent les musulmans en France et ailleurs en Europe », poursuit la blogueuse.

Sur Twitter, les internautes lui ont répondu avec un mélange d’humour et de consternation :

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Mais sur une partie de la toile, surtout anglo-saxonne, le récit a « pris » : comme le note Slate, l’article du Daily Express a été l’un des plus lus sur le site du journal, et des médias de « l’alt-right » comme Breitbart ou InfoWars, en ont fait leurs choux gras, tout comme le site Lifezette de la journaliste conservatrice Laura Ingraham.