Illustration: un iPhone protégé par un code PIN.
Illustration: un iPhone protégé par un code PIN. - C.KASTER/AP/SIPA

Le bras de fer qui oppose le FBI à Apple va peut-être se résoudre sans l’aide de l’entreprise californienne. Lundi, le gouvernement américain a obtenu un report de l’audience face à Apple, prévue mardi. La raison : il veut tester une méthode suggérée par un tiers pour débloquer l’iPhone d’un des auteurs de la tuerie de San Bernardino, Syed Farook.

Dans une motion déposée lundi, le gouvernement explique qu’un « tiers a démontré à la police fédérale (FBI) une méthode pour débloquer le téléphone de Farook ». Si elle s’avère « viable, il n’y aura plus besoin de l’aide d’Apple ».

« Apple ne cédera pas », prévient Tim Cook

« On fabrique des iPhone pour nos clients. L’iPhone est une extension de nous. Quel pouvoir devrait avoir le gouvernement sur nos données et notre vie privée ? Nous avons une responsabilité de les protéger. Nous ne céderons pas », avait lancé le patron d’Apple, quelques heures plus tôt, en présentant l’iPhone SE.

Qui est ce mystérieux tiers ? Le FBI reste vague. Mais dimanche, des chercheurs de l’université John Hopkins ont indiqué avoir trouvé une méthode pour déchiffrer des messages de l’application iMessage grâce à une faille de sécurité – qui a été corrigée lundi dans la mise à jour 9.3 d’iOS.

Le FBI est sans doute capable de se débrouiller tout seul

Pour contourner la protection du code PIN à six chiffres, d’autres experts ont suggéré des méthodes variées. La plus extrême : transférer les composants du smartphone de Farook dans un autre iPhone. Dans tous les cas, parce qu’il s’agit d’un iPhone 5C, plus ancien, il est loin d’être aussi sécurisé que les suivants, qui disposent d’une protection intégrée au hardware.

Le FBI a-t-il vraiment besoin d’une aide extérieure quand il dispose de l’assistance de la NSA ? Certains en doutent. Edward Snowden a notamment accusé les autorités américaines d’instrumentaliser cette affaire pour forcer Apple à affaiblir la sécurité d’iOS afin de leur faciliter la vie à l’avenir.

Mots-clés :