20 Minutes avec agences
L'essentiel
- Travailler le 1er novembre n’est pas payé double par la loi : seul le 1er mai l’est, mais une convention collective peut prévoir une majoration ou un jour de repos en plus.
- Cette année, la Toussaint tombe un dimanche : la rémunération est au moins doublée lors des dimanches accordés par le maire, et majorée d’au moins 30 % dans certains supermarchés ouverts l’après-midi.
- Pour ceux qui ne travaillent pas le dimanche, la Toussaint 2026 ne donne droit à aucun jour de congé supplémentaire.
Non, travailler le 1er novembre n’est pas automatiquement payé double. Le Code du travail ne prévoit pas de majoration de salaire pour les jours fériés ordinaires comme la Toussaint, rappelle la CFDT. Seul le 1er mai est obligatoirement payé double. Une convention collective peut toutefois prévoir mieux. Et cette année, la Toussaint tombant un dimanche, d’autres règles peuvent entrer en jeu.
Le 1er novembre travaillé est-il payé double ?
Non, le 1er novembre travaillé n’est pas payé double, sauf si une convention ou un accord collectif le prévoit. Les jours fériés ordinaires « ne donnent droit, lorsqu’ils sont travaillés, à aucune majoration de salaire », sauf dispositions conventionnelles plus favorables, indique la CFDT. Le salarié perçoit donc son salaire habituel.
La Toussaint fait bien partie des jours fériés légaux, mais elle n’est pas obligatoirement chômée. Elle n’est chômée que si la convention collective, un accord de branche ou d’entreprise ou, à défaut, l’employeur le prévoit, précise Service-public.gouv.fr.
Pourquoi seul le 1er mai est-il payé double ?
Le 1er mai est le seul jour férié obligatoirement chômé pour tous les salariés. Lorsqu’il est travaillé, par exemple dans les entreprises dont l’activité ne peut pas être interrompue, le salarié « bénéficie du doublement de sa rémunération », indique Service-public.
Selon la CFDT, les heures travaillées ce jour-là sont « obligatoirement payées double », en vertu de l’article L.3133-6 du Code du travail. Cette règle ne s’applique pas aux autres jours fériés, dont la Toussaint.
Que peut prévoir la convention collective pour la Toussaint ?
La convention collective peut prévoir des conditions plus favorables que la loi pour un jour férié travaillé. De nombreux accords de branche, d’entreprise ou d’établissement prévoient ainsi une majoration de salaire ou un jour de repos supplémentaire, explique la CFDT.
Pour savoir si le 1er novembre est mieux payé, il faut donc se référer à la convention collective ou aux accords applicables dans son entreprise.
La Toussaint tombe un dimanche : qu’est-ce que ça change pour le salaire ?
Cette année, le 1er novembre tombe un dimanche. Pour un salarié qui travaille ce jour-là, ce sont aussi les règles du travail dominical qui s’appliquent. Dans la plupart des cas, la loi n’impose pas de majoration de salaire pour le travail du dimanche, selon Service-public.
Il existe des exceptions. Lors des dimanches accordés par le maire aux commerces, dans la limite de 12 par an, la rémunération est au moins doublée. Dans un supermarché ou un hypermarché de plus de 400 m² ouvert après 13 heures dans une zone touristique, une zone commerciale ou une gare à affluence exceptionnelle, la majoration est d’au moins 30 %.
Et pour ceux qui ne travaillent pas le 1er novembre ?
Pour les salariés qui ne travaillent pas le dimanche, la Toussaint 2026 ne change rien. Un jour férié chômé qui tombe un jour habituellement non travaillé ne donne droit à aucun jour de congé supplémentaire, précise Service-public. Il « ne donnera lieu à aucune indemnisation particulière », ajoute la CFDT. Des conventions collectives peuvent toutefois prévoir des dispositions plus favorables.
Lorsqu’un jour férié est chômé un jour normalement travaillé, il ne peut entraîner aucune perte de salaire pour un salarié ayant au moins 3 mois d’ancienneté dans l’entreprise, selon Service-public.