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Qui est ce jeune ostéo qui fait craquer les stars sur les réseaux ?
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« Je gagnais à peine 1.000 euros par mois »… Qui est ce jeune ostéopathe qui a percé grâce aux réseaux ?

Près de 53.000 abonnés sur Instagram, booké jusque 3 mois à l’avance… Christopher Aovi, nous raconte comment la mise en avant de son métier sur les réseaux, lui a fait changer de vie du jour au lendemain
Dora Christian

Dora Christian

L'essentiel

  • Christopher Aovi, ostéopathe de 27 ans plus connu sous le nom de@chris_osteoo, a vécu des débuts difficiles après ses études.
  • Pour se faire connaître malgré l’interdiction de publicité directe pour les professionnels de santé, il s’est lancé sur les réseaux sociaux avec des vidéos de techniques de soulagement des douleurs.
  • Grâce à ses millions de vues, Christopher a remboursé son prêt étudiant en un an, mais il reste prudent en affirmant et confie poursuivre parallèlement des études de kinésithérapie.

La chanteuse Bamby, l’influenceur Anyme ou encore le rappeur La Mano… Vous avez peut-être aperçu toutes ces personnalités publiques passées entre les mains bien habiles de Christopher Aovi, jeune ostéopathe de 27 ans plus connu sous le nom de@chris_osteoo sur les réseaux sociaux. À 20 Minutes, il raconte comment un buzz sur Instagram lui a permis d’échapper à la précarité post-diplôme, pour vivre de sa passion, comme il en rêvait.

L’envers du décor

Au moment du bac, l’ostéopathie était loin d’être la profession de cœur de Christopher Aovi, qui souhaitait devenir kinésithérapeute. Pourtant, il faut désormais réserver un rendez-vous deux mois à l’avance sur Doctolib pour espérer avoir une place dans son cabinet. Mais avant d’avoir un planning bien rempli, Christopher Aovi a connu la galère. Après cinq années d’études, son diplôme d’ostéopathie en poche et un crédit de 50.000 euros sur les épaules, « Chris » (comme on le surnomme), s’est retrouvé, tout comme ses confrères, confronté à la « dure réalité du métier » en sortie d’école.

« Il ne faut pas se fier aux 5 % d’ostéopathes qu’on voit sur les réseaux et qui ont une grosse patientèle, même si j’en fais partie aujourd’hui », prévient le jeune praticien. À 20 Minutes, il raconte qu’à ses débuts à Paris, il gagnait à peine 1.000 € et recevait seulement 6 à 12 patients par mois. La concurrence est plus rude qu’on ne l’imagine et les jeunes diplômés doivent réussir à se faire une place dans le milieu. « J’ai enchaîné quatre collaborations dans quatre cabinets différents, du domicile et des urgences ostéopathiques, le tout en travaillant 7 J/7 », raconte-t-il.

« C’est un milieu très dur avec des abus : rétrocessions excessives, loyers abusifs, contrats frauduleux… C’est pour ça qu’aujourd’hui, énormément de jeunes ostéopathes galèrent. » C’est sans compter la discrimination liée au physique : « Beaucoup de patients m’ont avoué venir me voir parce qu’ils avaient vu que j’étais musclé. Ça rassure sur la capacité à manipuler de gros gabarits. Pourtant, des collègues femmes font tout aussi bien le job », déplore-t-il.

Le coup de pouce miracle des réseaux sociaux

C’est l’accumulation de toutes ces difficultés qui a poussé Christopher à se lancer sur les réseaux sociaux. Pour rappel, en santé, la publicité directe est interdite par la déontologie et l’éthique. Pour s’en sortir, « il fallait donc trouver un moyen d’être vu sans en faire ». C’est ainsi qu’il a commencé par proposer des vidéos montrant des techniques de soulagement, le tout teinté de son univers qui « casse les codes traditionnels de l’ostéopathie » : de l’humour, pas de blouse blanche mais des jorts, et une grande accessibilité pour faire comprendre l’importance de son métier.

Une formule magique qui lui a incontestablement réussi, puisqu’une de ses vidéos est rapidement devenue virale en franchissant la barre du million de vues sur Instagram et TikTok. On l’y voyait effectuer quelques manipulations sur une collègue d’un club de padel souffrant du genou. Quelques manipulations dont il a le secret, des bruits de craquements assez impressionnants, et cette dernière était immédiatement soulagée. La vidéo a cartonné, et les suivantes aussi. À tel point qu’on lui propose désormais de s’occuper d’athlètes professionnels mondialement connus.

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Aujourd’hui, Christopher est bien conscient de la tournure qu’a prise sa carrière grâce aux réseaux sociaux, qui lui ont donné un sacré coup de pouce dont tous les jeunes ostéos ne bénéficient pas. S’il tait son salaire actuel, il a tout de même réussi à rembourser l’intégralité de son prêt étudiant en un an seulement ! Toutefois, il préfère rester prévoyant. « Je ne me repose pas sur le buzz. Les réseaux sociaux sont éphémères », assure-t-il en confiant poursuivre parallèlement ses études de kinésithérapie, afin d’ajouter des cordes à son arc, « sait-on jamais », murmure-t-il prudemment.