Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Naissance : un nouveau congé pour les parents en 2026

Naissance : Un congé supplémentaire créé pour les parents depuis le 1er janvier 2026

PARENTALITÉCe nouveau congé accompagne les jeunes parents afin de leur offrir plus de temps après l’arrivée d’un enfant
Fostine  Carracillo pour 20 Minutes

Fostine Carracillo pour 20 Minutes

L'essentiel

  • Depuis le 1er janvier 2026, un congé supplémentaire de naissance ouvre de nouveaux droits aux parents d’enfants nés ou adoptés à partir de cette date.
  • Ce dispositif, créé par la loi de financement de la Sécurité sociale, s’ajoute aux congés existants et permet de prolonger le temps passé auprès du bébé.
  • Plus court que le congé parental, il offre une indemnisation plus élevée et peut être utilisé par chacun des deux parents.

Depuis le 1er janvier 2026, les parents d’enfants nés ou arrivés au foyer à partir de cette date entrent dans le champ d’un nouveau droit qui change la donne au moment d’une naissance. L’idée est simple : ajouter du temps auprès du bébé, sans basculer d’emblée dans le congé parental classique, souvent jugé trop long et surtout trop peu indemnisé. Dans un contexte de baisse de la natalité, le législateur a donc créé un congé supplémentaire de naissance, pensé comme une étape intermédiaire, plus courte, mieux rémunérée et ouverte aux deux parents.

Congé supplémentaire de naissance : un nouveau droit créé pour les enfants nés dès janvier 2026

Le dispositif a été instauré par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026. Concrètement, il ne remplace aucun congé existant : il s’ajoute au congé maternité, au congé paternité et d’accueil de l’enfant, ainsi qu’au congé d’adoption. La cible est large, puisqu’il concerne les parents actifs relevant de l’Assurance maladie, qu’ils soient salariés ou indépendants, et inclut aussi les parents adoptants, sous réserve de remplir les conditions d’ouverture de droit.

TitrCongés maternité et paternité : ce qui reste inchangé en 2026

Avant d’entrer dans le détail de la réforme, un point mérite d’être posé. En 2026, l’architecture des congés existants ne change pas. Pour une naissance simple, le congé maternité reste fixé à 16 semaines, réparties avant et après l’accouchement, avec des ajustements possibles selon l’état de santé de la mère.

Pour le second parent, le congé paternité et d’accueil de l’enfant demeure identique, avec 25 jours calendaires auxquels viennent s’ajouter les 3 jours de congé de naissance pris immédiatement après l’arrivée du bébé. Ce cadre continue d’organiser les premières semaines autour de l’enfant.

Une mise en œuvre en deux temps

C’est ici que beaucoup se perdent. Le droit vise bien les naissances et arrivées au foyer à compter du 1er janvier 2026, mais le congé supplémentaire de naissance devient accessible à partir du 1er juillet 2026, après la publication des textes d’application attendus. En clair, la mesure existe « sur le papier » pour les parents concernés dès janvier, mais elle ne peut être posée qu’à partir de juillet. Cette bascule explique le mécanisme transitoire prévu pour ne pas pénaliser les familles du premier semestre.

Une durée adaptable, pensée pour s’ajouter aux congés légaux

Chaque parent peut bénéficier d’un ou deux mois d’absence, pris en même temps que l’autre ou en alternance, selon les besoins du foyer. Le congé peut être posé de manière continue ou fractionné en deux périodes d’un mois non consécutives, ce qui offre une réelle latitude pour organiser la garde du nouveau-né et le retour au travail.

Condition majeure à avoir en tête : cette nouvelle période n’intervient qu’après l’utilisation complète des congés légaux de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant ou d’adoption. Elle s’inscrit donc dans la continuité du parcours parental et agit comme un prolongement des droits existants, sans jamais les remplacer.

Une indemnisation plus avantageuse que le congé parental

Si ce nouveau congé attire l’attention, c’est d’abord en raison de son indemnisation, bien plus favorable que celle du congé parental versée via la PreParE. Pour les salariés, la prise en charge est dégressive : 70 % du salaire net pendant le premier mois, puis 60 % le second, dans la limite du plafond mensuel de la Sécurité sociale établi à 4.005 euros au 1er janvier 2026. Les travailleurs indépendants relèvent d’un mécanisme équivalent, avec une indemnité réduite selon les mêmes proportions.

Dans quel délai prendre le congé supplémentaire de naissance ?

Le principe est simple : le congé doit être utilisé dans les neuf mois qui suivent la naissance ou l’arrivée de l’enfant au foyer. Pour les bébés nés ou adoptés entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, un aménagement est prévu. Les parents disposeront alors d’un délai courant jusqu’au 31 mars 2027, afin de tenir compte de l’entrée en vigueur du dispositif à l’été. Enfin, lorsque les congés légaux initiaux sont prolongés, en cas de naissance multiple ou en vertu d’accords conventionnels, la durée pour mobiliser ce nouveau droit est étendue dans les mêmes proportions.

Des délais précis pour informer l’employeur

Dans la pratique, le salarié doit prévenir son employeur au moins un mois avant le début du congé, en indiquant la date de départ, la durée prévue et, si nécessaire, son fractionnement. Ce délai est ramené à 15 jours lorsque le congé débute immédiatement après un congé de paternité et d’accueil ou d’adoption, et qu’il est impossible de s’y prendre plus tôt. Dernier point d’attention, ce droit ne peut pas se cumuler avec toutes les prestations. Il est notamment incompatible avec la PreParE au même moment, même si les deux dispositifs peuvent se suivre, ce qui oblige à organiser précisément le calendrier.

Un dispositif pensé pour compléter le congé parental

En 2026, le congé parental classique demeure accessible. Il permet d’interrompre ou de réduire son activité pendant une durée pouvant aller jusqu’à un an, renouvelable sous conditions, avec une indemnisation assurée par la PreParE. Mais le niveau de cette aide, jugé faible depuis des années, dissuade encore de nombreux parents d’y recourir. Le congé supplémentaire de naissance a justement été conçu pour répondre à cette limite. Il apporte du temps immédiatement après les congés légaux, avec une rémunération plus avantageuse, tout en favorisant un partage plus équilibré des premières semaines entre les deux parents.