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Pourquoi trouver une alternance est devenu un tel calvaire ?

Pourquoi trouver une alternance est devenu un tel calvaire ?

mission impossibleChaque année, des centaines de milliers d’étudiants sont à la recherche d’une alternance. Jusqu’au point de pousser les limites de certains dans leur recherche
Youssef Zein

Youssef Zein

Après les recherches de jobs saisonniers, faites place aux arrêts de jeux pour trouver une alternance. Nous sommes au deuxième acte de l’été et des milliers d’étudiants cherchent une alternance tant bien que mal.

D’après une étude de l’Apec publiée en mars, 67 % des étudiants du supérieur déclarent qu’il leur a été difficile de trouver une entreprise d’accueil. Désespérés, certains finissent même par repousser les limites, comme ce jeune homme aperçu à La Défense le mois dernier, pancarte à la main, en quête désespérée d’un contrat. Un coup d’éclat réalisé après avoir envoyé plus de 800 candidatures infructueuses, selon Le Parisien. Cet épisode a fait parler de lui, mais il est très loin d’être isolé.

Pour les alternances, l’étau se resserre. La réduction des aides à l’embauche, actée pour 2025, en est une raison principale. L’objectif affiché par l’Etat est d’économiser 1,2 milliard d’euros. Eric Gras, expert du marché de l’emploi pour Indeed, note un retour à la situation d’avant-pandémie : « L’alternance avait explosé avec les aides post-Covid. En 2025, cette réduction fait voler toute la progression en éclats. »

Des aides en chute libre

Depuis janvier, les aides à l’embauche d’alternants ont fondu. Désormais, elle est divisée par trois pour les grandes entreprises (2.000 euros contre 6.000 euros l’an dernier). Côté PME, on passe de 6.000 euros à 5.000 euros. Un sacré coup de massue, surtout pour les petites et moyennes entreprises : « Les grandes entreprises s’en relèveront sans problème », explique Eric Gras. « Les très grosses boîtes continuent de recruter en nombre. Mais pour les entreprises de taille intermédiaire, c’est une autre histoire : elles ne peuvent plus prendre d’alternants ou alors beaucoup moins. »

Des candidatures souvent mal ciblées

La tension est telle que les étudiants élargissent de plus en plus leurs critères. Toujours selon l’Apec, 66 % d’entre eux disent avoir assoupli leurs exigences, parfois jusqu’à accepter des postes éloignés de leur projet initial. Un phénomène naturel au vu de l’importance de la concurrence. En France, on compte plus de 800.000 alternants en 2025.

Certaines écoles proposent d’aider leurs étudiants dans leur recherche d’alternance, un critère à ne pas négliger. Mais les étudiants peuvent avoir un coup d’avance et prendre la température. « Avant même de chercher une alternance, mieux vaut s’assurer que l’école est reconnue et aide vraiment ses étudiants », souligne Eric Gras. Une autre stratégie consiste à élargir sa veille au-delà des seules offres en alternance : explorer les annonces classiques permet de mieux cerner la santé d’un secteur ou la demande autour d’un métier.

Et pourtant, dans ce chaos, le bon timing fait souvent la différence. Chercher tôt, élargir sa zone géographique, peaufiner son discours sur l’alternance : il existe des réflexes simples, mais trop souvent négligés. Mais il n’est pas trop tard. Moins de candidats d’un côté, plus de disponibilité côté RH de l’autre : pour ceux qui jouent bien le coup, c’est le moment où tout peut basculer.

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