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Sylviculteur, un professionnel au service de la forêt

Sylviculteur, un professionnel au service de la forêt

métierResponsable de la gestion et de la préservation de nos forêts, le sylviculteur œuvre au quotidien pour trouver le juste équilibre entre exploitation d’une ressource première et respect de la nature. Zoom sur ce métier qui a de beaux jours devant lui
VB pour 20 Minutes

VB pour 20 Minutes

Les forêts recouvrent près du tiers de la France métropolitaine. Pourtant, de nombreuses entreprises de gestion forestière ont des difficultés à trouver des candidats. Ainsi, les sylviculteurs et bûcherons feront partie des métiers en tension d’ici 2030, d’après une étude du Secrétariat général à la planification écologique publiée en juillet 2024. En cause : un problème de renouvellement générationnel, mais aussi des besoins de main-d’œuvre accrus pour la transition écologique. Il y aura donc des places à prendre !

Missions essentielles

Venant du latin silva (« forêt ») et cultura (« culture »), le mot sylviculteur désigne « celui qui cultive la forêt ». Concrètement, ce dernier est en charge de la gestion des coupes forestières (arbres, végétation), ainsi que des travaux forestiers qu’il encadre et supervise dans le respect des sols, de l’écosystème et des normes environnementales.
Ainsi, ce professionnel produit et récolte du bois, en réalisant les travaux nécessaires à sa bonne exploitation : préparation des sols, plantation des arbres, débroussaillage, élagage, abattage ou encore reforestation. Il veille aussi à la santé des forêts et des arbres, qui peuvent être touchés par des maladies ou des parasites. En charge de l’entretien général, il peut également participer à la création d’aménagements et d’équipements, comme l’ouverture de sentiers, de routes forestières ou du terrassement. De par ses connaissances et ses compétences, cet expert peut encore avoir un rôle de conseiller auprès d’exploitants de forêts ou de propriétaires souhaitant optimiser leur production forestière de façon durable et respectueuse.
Le sylviculteur peut travailler au sein d’exploitations forestières privées ou publiques (comme l’Office national des forêts), d’entreprises de gestion forestière, de coopératives, de pépinières ou encore d’associations de protection de la nature.

Les compétences d’un bon sylviculteur

Maillon essentiel de la chaîne du bois, ce professionnel travaille en pleine nature, au cœur des forêts, et exécute de nombreux travaux physiques requérant force, mobilité et endurance. Utilisant du matériel spécifique potentiellement dangereux, à l’instar des tronçonneuses, des débroussailleuses ou autres engins et câbles, il doit se montrer prudent en respectant les règles de sécurité et en portant une tenue de protection appropriée (chaussures, gants, casque ou encore lunettes de protection…).
Au-delà d’une bonne condition physique, le sylviculteur doit posséder un savoir approfondi en biologie et en écologie forestière, connaître les différentes essences de bois, les particularités de ce milieu, les cycles de vie des végétaux, les différentes espèces composant la faune et la flore, etc. Véritable chef des opérations forestières utilisant la cartographie, la topographie et la botanique, il doit savoir gérer et planifier les coupes, organiser les différents travaux et mettre en place au quotidien une gestion durable de la forêt. Attentif et observateur, ce passionné de nature note tout signe de dégradation ou de maladie.
Pouvant être amené à encadrer une équipe, il doit être autonome, volontaire et capable de se comporter en leader. Enfin, il doit être doté d’un bon sens de la communication pour pouvoir conseiller et recommander tout en tenant compte des règles et des lois en vigueur relatives aux forêts.

Les formations possibles

Le métier de sylviculteur vous tente ? Il existe plusieurs manières de se former, du CAP (CAP Agricole travaux forestiers, CS Taille & soins des arbres – Élagage) au BTSA Gestion forestière (bac + 2), en passant par les brevets professionnels (Travaux forestiers, Responsable d’entreprise agricole, BPA Sylviculture, Bûcheronnage ou Débardage, Travaux forestiers ou paysagers) et les bacs professionnels (Gestion et conduite des chantiers forestiers ou Gestion et conduite des chantiers forestiers).
Citons aussi différentes licences professionnelles (licence pro Commerce international du bois et dérivés, licence pro Forêts, gestion et préservation de la ressource en eau, licence pro Conseiller forestier), toutes de niveau bac + 3, ainsi que le master Foresterie : management forestier et logistique d’approvisionnement en bois (bac + 5).
Bon à savoir : dans le cadre d’une reconversion, la plupart des formations sont possibles et peuvent se faire en alternance.

Les bonnes adresses

Pour plus d’information sur le métier de sylviculteur, n’hésitez pas à vous renseigner auprès de :
-> L’Office national des Forêts : www.onf.fr
-> Le Centre national de la propriété forestière : www.cnpf.fr
-> L’Union de la coopération forestière Française : lescooperativesforestieres.fr