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Travailler trop longtemps pourrait avoir un impact négatif sur le cerveau

De trop longues journées de travail pourraient avoir un impact négatif sur le cerveau

CADENCES INFERNALESLe surmenage affecterait les régions du cerveau associées à la fonction exécutive et aux émotions
Olivier Mimran

O.M.

Vous cherchez une excuse imparable pour quitter votre poste plus tôt ? Informez votre patron que travailler trop longtemps pourrait altérer la structure de votre cerveau. C’est en tout cas ce qui ressort d’une étude menée par deux scientifiques sud-coréens sur une cohorte de 110 salariés du secteur de la santé, rapporte CNN.

Effets significatifs dans certaines régions du cerveau

Les chercheurs les ont scindés en deux groupes, « surmenés » et « non surmenés ». Le premier était composé de 32 personnes – majoritairement plus jeunes, plus qualifiées et en emploi depuis moins de temps – totalisant au moins 52 heures de travail hebdomadaires (la limite légale en Corée du Sud).

Les scientifiques ont utilisé une technique de neuro-imagerie permettant d’analyser le volume cérébral des travailleurs et ont conclu que « les "surmenés" accusaient des changements significatifs dans les régions du cerveau associées à la fonction exécutive et à la régulation émotionnelle, contrairement aux "non surmenés" ».

Une relation entre surmenage et santé cérébrale

Leurs résultats suggèrent une « potentielle » relation délétère entre charge de travail accrue et zones du cerveau jouant un rôle majeur dans les fonctions cognitives, l’attention, la mémoire et les processus liés au langage, le traitement émotionnel, la conscience de soi et la compréhension du contexte social.

« Bien que les résultats doivent être interprétés avec prudence en raison de la nature exploratoire de cette étude pilote, ils représentent une première étape significative pour comprendre la relation entre le surmenage et la santé cérébrale », ont déclaré les chercheurs.

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Pour autant, Joon Yul Choi, coauteur de l’étude et professeur assistant au Département de génie biomédical de l’Université Yonsei, a déclaré à CNN que ces changements pourraient être « en partie réversibles » si les facteurs de stress environnementaux – en l’occurrence, une charge de travail trop importante – sont inversés.