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« Kitsch » mais « super satisfaisant », la broderie diamant tisse sa toile

Loisirs créatifs : « Un peu kitsch » mais « super satisfaisant »… La broderie diamant tisse sa toile

çA BRILLEColler des milliers de strass sur une grande toile pour faire apparaître un motif. Voilà le principe de la broderie diamant, un loisir créatif qui fait de plus en plus d’adeptes
Julie Urbach

Julie Urbach

L'essentiel

  • Coller des petits strass de toutes les couleurs sur une grande toile imprimée, voilà le principe de la broderie diamant, ou « diamond painting », qui fait de plus en plus d’accros.
  • Ce loisir créatif, apparu en France il y a une dizaine d’années, veut briller aux côtés des incontournables canevas, aquarelle ou couture.

«Je prends, je pose, je prends, je pose… » Regarder Coraline faire a quelque chose d’hypnotisant. Dès qu’elle a un petit moment de libre, cette strasseuse, comme on dit dans le milieu, n’hésite pas à dégainer ses milliers de petites perles de toutes les couleurs, qu’elle vient coller à vitesse grand V sur une toile imprimée. « Ça me détend, on ne pense à rien qu’à aligner les strass, sourit la jeune femme de 33 ans. Et contrairement au tricot, on voit déjà un début de résultat en une heure ou deux… C’est super satisfaisant. »

Alors que les loisirs créatifs reviennent en force ces dernières années, et même chez les plus jeunes, un petit nouveau veut briller parmi les incontournables canevas, aquarelle ou couture. Connue sous le nom de broderie diamant, ou « diamond painting », cette activité qui se pratique à l’aide d’un petit stylet fourni dans le kit fait des accros partout dans le monde. « C’est accessible à tous car à la différence du crochet par exemple, il n’y a pas besoin de compter, explique Christophe Montier, le fondateur de Luminlife, entreprise vendéenne qui se présente comme pionnière en Europe. Il suffit de repérer les symboles, les chiffres ou les lettres sur la toile thermocollée et d’y placer les perles en résine de la couleur correspondante. »

Animaux, paysages, toiles de maîtres... on peut tout faire en broderie diamant, même le Mont Saint-Michel ! (modèle de Luminlife)
Animaux, paysages, toiles de maîtres... on peut tout faire en broderie diamant, même le Mont Saint-Michel ! (modèle de Luminlife) - J. Urbach / 20 Minutes

Une trentaine d’heures pour un grand tableau

En cette période de vacances de Noël, il y a donc de fortes chances que vous trouviez votre sœur ou votre tante (les fans seraient majoritairement des femmes, mais de tous les âges) se livrer à ce nouveau passe-temps. « C’est apparu depuis une petite dizaine d’années mais il y a eu un vrai bond avec le Covid, rapporte Morgane Laurençon de Creative Imports, revendeur français de la marque australienne de référence Diamond Dotz (25.000 kits vendus en France en 2023). C’est très addictif car quand on commence, on a envie de réaliser le tableau en entier. Puis une fois qu’on a terminé un petit, on passe à un plus grand… »

Il faut dire qu’il y a l’embarras du choix en taille, en qualité (attention au dropshipping) et donc en prix, mais aussi en motif. Comme une partie des strasseuses, Coraline assume aimer les modèles « un peu kitsch » comme les chats ou les chevaux, déjà nombreux à décorer les murs de la chambre de sa fille. « Mais on a aussi des toiles de maîtres avec du Van Gogh ou du Klimt, assure Morgane Laurençon. Encadré, le rendu est vraiment très chouette. »

Une trentaine d’heures sont parfois nécessaires pour arriver à bout de ces dizaines de milliers de perles à aligner. Mais, et voilà une énième raison qui expliquerait cette hype pour le diamond painting, il est possible d’unir ses forces pour voir le motif briller de mille feux encore plus rapidement. « Un peu comme un puzzle, chacun se met à un bout et on avance ensemble, tout en discutant, observe Christophe Montier de Luminlife, dont les ventes ont encore bondi de 15 % cette année. Pour une mère et sa fille par exemple, c’est parfois plus simple que de se parler juste les yeux dans les yeux. »