Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
La coiffe des bouteilles de champagne ne sera plus imposée par la filière
bulles

Révolution ! La filière Champagne renonce à imposer la coiffe sur ses bouteilles

L’appellation d’origine contrôlée a mené une étude sur la perception de la coiffe par les consommateurs : l’ornement est un « signe identitaire fort » mais son absence ne présente pas de risque pour l’image de la filière
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Petite révolution dans les traditions françaises. La filière Champagne a renoncé à imposer la coiffe, souvent en aluminium ou en plastique, sur les bouteilles de vin effervescent, selon un communiqué publié mercredi. Cet ornement devenu facultatif depuis l’entrée en vigueur d’une nouvelle réglementation européenne en 2023, mais chaque AOP pouvait toutefois décider de maintenir cette obligation dans son cahier des charges.

Une étude menée sur les consommateurs

La filière Champagne engagée une procédure en ce sens auprès de l’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO), tout en menant une étude « sur le rôle et la perception de la coiffe par les consommateurs ».

Cette dernière a montré que la coiffe était perçue par les consommateurs comme un « signe identitaire fort du champagne », selon l’organisation interprofessionnelle. Elle « influence leur choix, les conduisant généralement à préférer une bouteille coiffée à une autre qui ne le serait pas ». Pour autant, l’absence de coiffe n’entraîne pas un « risque significatif, ni pour l’image ni pour les ventes globales de la filière », selon cette étude.

Le Comité Champagne a ainsi décidé d’abandonner la procédure engagée auprès de l’INAO, étant donné que « le choix de ne plus apposer de coiffe peut présenter un risque individuel, mais ne constitue pas un risque collectif pour l’appellation Champagne ».

Indépendance et écologie

Certains vignerons champenois réclamaient l’abandon de la coiffe, pour des raisons écologiques mais aussi par souci d’indépendance. « Pendant le Covid, on ne pouvait plus s’approvisionner en coiffes. On a cherché des alternatives sans aluminium ni plastique, on voulait créer nos propres suremballages en évitant de créer un déchet qui n’est pas souvent recyclé », Vincent Cuillier, vigneron cofondateur du collectif « Ça décoiffe en Champagne ».

Retrouvez plus d'articles sur le champagne ici

« Des tonnes de plastique partaient à la poubelle sans intérêt. Il existe des manières plus naturelles d’habiller une bouteille. On n’a rien contre la coiffe, mais on a milité pour le droit de choisir », ajoute Olivier Horiot, vigneron dans l’Aube et membre de la Confédération paysanne.