Les petits secrets (ou presque) du champion du monde de la frite
Miam•Un mois après avoir remporté le titre de champion du monde de la frite à Arras, Aurèle Mestré a vu la clientèle de sa friterie lilloise multipliée au moins par deuxGilles Durand
L'essentiel
- Il y a un mois, Aurèle Mestré remportait le titre de champion du monde de la frite lors d’un concours organisé par la ville d’Arras, dans le Pas-de-Calais.
- Depuis, ce gérant d’une friterie éponyme à Lille, dans le quartier de Wazemmes, a vu sa clientèle multipliée par deux ou trois.
- Un succès que ce trentenaire, originaire de Laon, dans l’Aisne, avait commencé à bâtir dès l'ouverture de la friterie, en septembre 2022.
Frites à haut débit. Il y a un mois, Aurèle Mestré remportait le titre de champion du monde de la frite professionnelle lors d’un concours organisé pour la première fois par la ville d’Arras, dans le Pas-de-Calais. Depuis, ce gérant d’une friterie éponyme à Lille, dans le quartier de Wazemmes, a vu sa clientèle multipliée par deux ou trois. Un succès que ce trentenaire, originaire de Laon, dans l’Aisne, avait déjà réussi à bâtir dès l'ouverture de son commerce, en septembre 2022.
« J'avais décidé d'ouvrir juste avant la braderie, l'an dernier. C'est vrai que les débuts ont été assez chaotiques, car tout de suite il y a eu beaucoup de monde », avoue-t-il. D’autant que le milieu de la restauration lui était inconnu. Avec son diplôme d’ingénieur généraliste en poche, Aurèle Mestré avait surtout travaillé comme chargé d’affaires dans le bâtiment et chef de projet dans l’industrie : « je cherchais un métier qui me permette de faire quelque chose de plus concret. J’avais en tête de travailler à mon compte pour créer ma propre richesse. »
« Faire de bonnes frites, ce n’est pas si simple que ça »
C'est pourquoi, en décembre 2020, il n'hésite pas à quitter son emploi, prêt à investir dans un « bar à manger ». « Mais ce genre d’endroit fonctionne bien surtout dans le Vieux-Lille où les loyers sont très chers. La mise de départ était donc trop élevée et je me suis finalement installé dans un secteur plus populaire et où il y a beaucoup de passage. » Le lieu est trouvé fin 2021. Neuf mois de travaux plus tard, la friterie Mestré pouvait ouvrir. « Une friterie, c’est ce qui me paraissait le plus simple. Et pourtant, faire de bonnes frites, ce n’est pas si simple que ça. » Son atout : la fraîcheur. Les pommes de terre sont épluchées, lavées et coupées le matin même.
Très vite, la réputation de l'établissement se forge... jusqu'à la consécration au championnat du monde de la frite, début octobre. « J’ai été contacté par les organisateurs et j’ai trouvé que ça pouvait être drôle. C’était un beau défi et la promesse d’une belle exposition médiatique. » Même si sa double friteuse a fait sauter les plombs en demi-finale, Aurèle Mestré est néanmoins parvenu à décrocher le titre. Aujourd’hui, chaque jour, ce sont 300 kg de pommes de terre qui partent en barquettes. Au poids de la frite, ça en fait des bouchées.


















