Dora Christian
L'essentiel
- Les championnats d’Europe de la Spartan Beast (21,1 km et 30 obstacles) se sont déroulés du 2 au 4 octobre 2026 à Saint-Raphaël, où deux Français, Grégory Basilico chez les hommes et Leslie Lejeune chez les femmes, ont terminé deuxièmes.
- Née en 2010 aux Etats-Unis, la Spartan Race est une course hybride inspirée des guerriers de Sparte qui propose plusieurs distances (5 km, 10 km et 21 km) avec des obstacles variés dont l’ordre n’est jamais dévoilé à l’avance, et qui compte aujourd’hui un million de participants dans 40 pays avec 250 courses organisées.
- Selon Grégory Basilico, champion du monde de Spartan Race, « c’est une course accessible à tout le monde » car « chacun à son niveau » peut y trouver son compte, que ce soit pour s’amuser ou pour « jouer des titres ».
Du vendredi 2 au dimanche 4 octobre 2026 ont eu lieu à Saint-Raphaël, les championnats d’Europe de la Spartan Beast (21,1 kilomètres composés de 30 obstacles) tout au long de la plage du Dramont et du massif de l’Estérel. En lice sur cette course exigeante, deux Français favoris qui sont arrivés tous deux deuxièmes sur le podium : Grégory Basilico chez les hommes et Leslie Lejeune chez les femmes. Mais au fait, en quoi consiste cette course impressionnante, qui se reconnaît par son propre cri de « guerre » ?
C’est quoi la Spartan ?
Spartan vient de « spartiates » en anglais, les origines font donc directement référence à la ville de Sparte, « qui dans l’Antiquité grecque était la ville qui défendait la Grèce et était connue pour avoir les meilleurs guerriers, élevés depuis très jeunes à se battre (Agoge) », explique à 20 Minutes, Olivier Castelli, directeur de Spartan Race France. « L’histoire décrit les 300 meilleurs Spartiates ayant à eux seuls arrêté la progression de 10.000 Perses venus envahir la Grèce lors de la bataille des Thermopyles (ce qui a inspiré le film 300) », poursuit-il.
Au premier abord, on pourrait voir la Spartan Race comme un mélange entre Ninja Warrior, Koh-Lanta et un trail. Mais c’est une course hybride singulière qui propose plusieurs distances de 5 km (sprint), 10 km (super) à 21 km (beast), entrecoupés par un nombre d’obstacles qui varient selon la distance, et dont l’ordre n’est jamais dévoilé à l’avance pour le plus grand suspense des participants. « Nous avons également un groupe de recherche et développement qui travaille sur la recherche de nouveaux obstacles », confie Olivier Castelli, qui espère toujours surprendre la communauté sportive.
Née en 2010 aux Etats-Unis, la course Spartan compte aujourd’hui une communauté sportive d’un million de participants, 500 ambassadeurs ainsi que des coachs affiliés à la pratique. La course est d’ailleurs implantée dans 40 pays et propose 250 courses, dont 5 en France depuis 2013 (à Valmorel, Carcassonne, Morzine, Paris et Estérel) pour 36.000 participants en 2026.
Grimper à la corde, lancer de javelot, nager… Les obstacles sont un peu impressionnants. Pourtant, le champion du monde de Spartan Race, Grégory Basilico assure à 20 Minutes que la Spartan reste « une course accessible à tout le monde », du moins, « chacun à son niveau ». « Tout le monde peut y trouver son compte. Il y en a qui vont courir plus lentement. Certains vont le faire pour s’amuser, d’autres veulent jouer des titres, comme moi ».
Pour preuve, le Français confie ne pas avoir réussi tous les obstacles en commençant la discipline et devait donc (lui aussi), s’infliger les 30 burpees de pénalité en cas d’échec, avant d’atteindre un jour le sommet de la performance dans ce sport.
« Le fait que cette discipline sportive fasse appel à tous les types de motricité du corps humain permet à tout le monde de s’exprimer selon ses forces et ses faiblesses », ajoute le directeur de Spartan Race. Pour performer, il faudra donc trouver le bon équilibre entre la course à pied, mais avec une touche de dénivelé, du goût de l’effort, et surtout de l’aventure. Finalement, l’amour du sport hybride !