A.H.
Alors, oui, le Paris Saint-Germain a souffert, grandement souffert, mercredi. Malgré trois buts d’avance à la pause, les Parisiens ont fini par regarder l’horloge de l’Etihad Stadium, où Manchester City, longtemps contre les cordes, a fini par se rebeller après les citrons, dans la foulée de l’entrée du gamin Ayyoub Bouaddi. Deux buts marqués par Erling Haaland, des montants, Nuno Mendes et Matvey Safonov qui sauvent Paris…
Mais si le PSG a fini par s’imposer 4-2, il le doit surtout à son énorme première période, somptueuse et clinique avec deux buts en deux minutes qui pourraient très bien entrer au Louvre dans les prochaines semaines. Le premier, par Désiré Doué, au terme d’une action collective magnifique, avec une sortie de balle sous pression magnifiée par les Hakimi, Ruiz ou Vitinha.
« C’était un match passionnant, incroyable »
A la conclusion, donc, Désiré Doué, l’homme très en forme de ce début d’automne, avec une frappe de l’extérieur de la surface de réparation chirurgicale. Le même DD passeur décisive pour Ousmane Dembélé quelques secondes plus tard après une nouvelle action de grande classe. Ajoutez à ça le troisième but de Vitinha, trouvé par un centre d’Achraf Hakimi dévié d’une délicieuse talonnade par Warren Zaïre-Emery, et vous avez une œuvre d’art en construction.
« On a très bien démarré le match en marquant deux buts coup sur coup, a sobrement réagi Ousmane Dembélé. C’est un grand match à l’extérieur face au leader de la Premier League. Il faut juste répondre présent. »
« Quand tu vois un match avec deux équipes qui cherchent à jouer et à presser continuellement, tu as un match passionnant, incroyable, avec un rythme trépidant, a commenté de son côté Luis Enrique. En première période, on a pressé presque à la perfection, en deuxième, on a fait des erreurs. »
Inter, Bayern, les masterclass s’enchaînent
Mais dans la longue série des grosses performances européennes du PSG version Luis Enrique, cette première période en Angleterre est l’une des plus abouties. Et pourtant, Paris a déjà réussi à dominer nettement ses adversaires, avec en point culminant la victoire face à l’Inter Milan (5-0) pour décrocher sa première étoile, avec des Italiens complètement débordés par le plan mis en place par le technicien espagnol.
On pense aussi au match extraordinaire face au Bayern Munich (5-4) en demi-finale de finale aller la saison dernière ou la victoire 1-4 à Barcelone il y a deux ans, où Paris avait aussi été bien aidé par l’expulsion d’Araujo. Moribond en championnat, ce Paris arrive toujours à se transcender dès qu’il entend la célèbre petite musique.