A.H.
Ces derniers mois, les supporteurs de Liverpool ont dû se demander si les propriétaires des Reds n’étaient pas maudits avec leurs recrues à prix d’or : Alexander Isak qui se pète gravement l’année dernière, Hugo Ekitike qui se rompt le tendon d’Achille en fin de saison, Florian Wirtz qui ne met pas un pied devant l’autre et Bradley Barcola qui fait jouer son cousin depuis le début de l’exercice.
Arrivé cet été en provenance du PSG pour la coquette somme de 146 millions d’euros, l’ancien Lyonnais a mis un peu de temps à s’adapter à la Premier League, où il n’a toujours pas marqué le moindre but. Mais, le match de mercredi en Ligue des champions contre le Lask Linz, où il a marqué un triplé (le premier de sa carrière), peut sûrement lui servir de déclic.
Confiance totale d’Iraola
Mardi, en conférence de presse, le coach des Reds Andoni Iraola avait été assailli de questions sur les performances décevantes de Barcola, mais le Basque avait pris sa défense, affirmant sa totale confiance en son joueur. Bien lui en a pris, puisque mercredi Barcola s’est complètement libéré, tentant et réussissant une roulette, réalisant un petit pont dans la surface adverse, ou accélérant pour mettre le côté droit de la défense de Linz au supplice.
Le déclic pour l’international français est venu à la 24e minute. Après une série de dribbles de Rio Ngumoah pour rentrer dans la surface de réparation, Lewis Koumas a récupéré la balle et servi en retrait Barcola, dont la frappe instantanée n’a laissé aucune chance au gardien. Impliqué dans presque tous les bons coups de Liverpool, à l’image d’un décalage pour Ryan Gravenberch qui a vu son tir croisé toucher le poteau, Barcola a vu double un petit quart d’heure plus tard (37e), parfaitement servi dans la surface par Wirtz.
Barcola « soit savourer ce moment »
Et quelques minutes avant de sortir, il a vu triple à la 66e, seul au second poteau. Evidemment, après la rencontre, Iraola n’a eu que des mots positifs pour son joueur : « Je suis vraiment content pour Bradley, il était une menace constante, notamment en un contre un et surtout en profondeur. Il nous a beaucoup aidés à contrôler le match, en trouvant les espaces. »
« Je pense qu’il doit savourer ce moment, car marquer un triplé en Ligue des champions est toujours très difficile, a conclu l’ancien coach de Bournemouth. A l’entraînement, je sentais qu’il était très en forme. Parfois, on pressent que ce genre de choses vont se produire. Nous avions le sentiment qu’il était dans de bonnes dispositions avant le match. »