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Sucré ? Salé ? Finalement c’est quoi le goûter idéal pour les enfants ?
On a faiiiiiiiim !

Sucré ? Salé ? Fruité ? Finalement c’est quoi le goûter idéal pour les enfants ?

Repas ô combien important pour les tout-petits, le goûter doit faire rimer équilibre et plaisir. Un vrai casse-tête pour les parents.
Christelle Pellissier

Christelle Pellissier

L'essentiel

  • Véritable casse-tête pour les parents, le goûter « permet de combler les besoins énergétiques [des enfants] en fin de journée, de maintenir la concentration jusqu’au dîner ».
  • D’après le Dr Jimmy Mohamed, auteur du livre « Ça va beaucoup mieux » (M6 Editions), un goûter équilibré peut reposer sur un produit céréalier (pain complet), un produit laitier (yaourt ou fromage blanc) et un fruit frais.
  • Donner des biscuits industriels aux enfants, ce n’est pas la fin du monde, mais il faut tenter d’améliorer le goûter en les limitant et en complétant avec un produit laitier et un fruit frais.

«On mange quand ? », « y a quoi au goûter », « je préfère la pâte à tartiner que les fruits, d’abord »… On a beau les aimer fort fort fort, les enfants sont parfois (vraiment) casse-bonbons. Ne levez pas les yeux au ciel, vous aussi avez forcément pensé - au moins une fois - à les expédier chez le voisin pour y aller se faire cuire un œuf (et du coup, ils se plaindraient encore).

Les parents le savent, le goûter est un véritable casse-tête car il doit combiner équilibre et plaisir. Autrement dit, il faut penser à leur santé tout en tentant de ne pas s’attirer leurs foudres - « c’est troooooop injuste, je veuuuuuuux un bonbon ». Sauf que voilà, il est parfois plus facile, pratique, et/ou rapide de leur filer un paquet de biscuits industriels que de leur préparer un goûter en trois temps entièrement fait maison. C’est grave docteur ?

Des produits à éviter

Dans son livre Ça va beaucoup mieux, le médecin généraliste Jimmy Mohamed conseille d’éviter - dans la mesure du possible - les biscuits industriels, citant notamment « les biscuits fourrés, gâteaux mous, barquettes ou céréales pour enfants ». Bourrés de sucres libres et ultra-transformés, ils peuvent contenir des additifs et des arômes artificiels, entre autres, aux effets délétères pour le métabolisme, comme la santé mentale, et la fertilité, comme l’ont montré de récentes études.

Le présentateur du Mag de la santé sur France 5 conseille également aux parents de rester vigilants quant aux « allégations marketing [qui] peuvent être trompeuses ». Il prend notamment l’exemple des biscuits au blé complet, qui rassurent justement les parents, mais ne contiennent pas tous la même proportion de céréales complètes. Attention donc à la composition des produits achetés dans le commerce.

Fruits, céréales, lait : le combo gagnant

Contrairement aux idées reçues, le goûter est un repas important dans la journée d’un enfant. « Il permet de combler les besoins énergétiques en fin de journée, de maintenir la concentration jusqu’au dîner, et peut représenter jusqu’à 15 % de l’apport calorique quotidien », explique Jimmy Mohamed dans son livre. Il n’est donc pas question - toujours dans la mesure du possible - de le négliger, ni de céder à la tentation des bonbons, chips et autres friandises qui ne satisferaient que leur gourmandise.

Le professionnel de santé recommande d’associer un produit céréalier, du pain complet par exemple, un produit laitier, yaourt ou fromage blanc si possible, et un fruit. Attention, mieux vaut privilégier les fruits frais aux jus de fruits. « Leur teneur en sucres libres est élevée, et ils sont rapidement assimilés, sans fibres ni mastication. Cela favorise un pic glycémique rapide, suivi d’un retour de la faim peu de temps après », prévient Jimmy Mohamed.

Ne culpabilisez pas au moindre écart

Si les bases d’un bon goûter équilibré sont désormais posées, elles peuvent parfois chanceler. Il n’est pas question de culpabiliser les parents qui céderaient à des bonbons, des biscuits industriels ou autres viennoiseries achetées à la va-vite par manque de temps, souci de praticité, ou simple envie (besoin) de lâcher du lest.

« Il n’est pas question d’interdire aux parents de donner des biscuits industriels aux enfants, ne serait-ce parce qu’ils sont malheureusement envahis par la publicité et que ça fait partie de leur écosystème », tempère le médecin généraliste. Dans ce cas, et pour que les enfants ne dévorent pas tout le paquet, mieux vaut leur en donner un ou deux et de compléter avec un produit laitier et un fruit frais. On l’aura compris, le but n’est pas forcément de faire les choses parfaitement, mais de tenter de s’améliorer pour parvenir au goût le plus équilibré possible.