Pourquoi la calvitie ne touche que les hommes ?
coiffure•Accrochez-vous à vos perruques car aujourd’hui, nous abordons une inégalité majeure entre les hommes et les femmesFrédéric Henry pour 20 Minutes
L'essentiel
- La calvitie touche plus de trois hommes âgés sur quatre.
- Le phénomène qui y conduit s’appelle l’alopécie.
- Les hormones et l’hérédité en sont les causes principales.
Connaissez-vous la différence entre l’alopécie et la calvitie ? En deux mots, la première mène à la seconde. Le phénomène qui nous préoccupe ici est donc, en fait, l’alopécie, c’est-à-dire une perte excessive de cheveux. Rare chez les femmes, ce phénomène frappe les hommes à tous les âges, mais concerne plus des trois quarts d’entre eux après 70 ans.
Touche pas à ma testostérone !
Si les dames chauves ne courent pas les rues, c’est parce que l’alopécie est en grande partie due à une chute de testostérone, une hormone que l’on retrouve surtout chez les damoiseaux. Malheureusement, avec l’âge, le taux de testostérone s’effrite, laissant le champ libre à d’autres hormones, l’androstanolone et l’épitestostérone, qui interfèrent avec la régénération des cheveux.
Pourquoi pas les femmes ?
Le problème n’est pas de ne pas avoir de testostérone, mais d’en avoir beaucoup, puis de moins en moins. Comme les femmes en produisent peu à la puberté, elles sont relativement épargnées. D’ailleurs, plus un homme est chargé en testostérone dans sa jeunesse, plus dure est la chute (de cheveux)…
Merci Papa, merci Maman…
L’alopécie a également des causes génétiques : en d’autres termes, si vous perdez vos cheveux, vous êtes né pour ça. Ce qui a de quoi surprendre, c’est que la calvitie n’est pas qu’une tradition qui se transmet de père en fils. C’est pour ça que certains hommes sont plus chauves que leurs « darons » : même si elles n’en souffrent pas elles-mêmes, les mères, elles aussi, refilent les gènes de l’alopécie à leurs fils.
Une solution tranchante
Si vous êtes prépubère et que l’alopécie vous préoccupe, inutile d’attendre que la médecine y remédie. Dès l’Antiquité, Hippocrate avait remarqué que les eunuques ne souffraient pas de calvitie. C’est logique, puisqu’une castration précoce prévient la production de testostérone. À vos ciseaux…


















