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règlesPemlab, le 1er lieu dédié au bien-être intime vient changer les règles

On a visité Pemlab, le premier lieu dédié au bien-être intime et menstruel

règlesLéa Déturche et Julia Veneri ont fondé Pemlab, un espace conçu pour aider les femmes à mieux vivre leurs cycles des premières règles jusqu’à la ménopause
On a visité Pemlab, le premier lieu dédié au bien-être intime des femmes
Dora Christian

Dora Christian

L'essentiel

  • «20 Minutes » est allé visiter Pemlab, un « temple du bien-être », co-fondé par Léa Déturche, 27 ans et Julia Veneri, 29 ans.
  • Pemlab signifie « labo des personnes menstruées ». C’est un lieu qui centralise une boutique mais aussi une salle de consultations.
  • Pemlab a aussi un aspect social. Les fondatrices luttent notamment contre la précarité menstruelle en donnant des protections à l’association Règles élémentaires.

20 Minutes est allé visiter Pemlab, « temple du bien-être féminin », co-fondé par Léa Déturche et Julia Veneri. Avec la création de ce premier lieu dédié au bien-être menstruelle, ces deux jeunes entrepreneuses ont pour objectif d’offrir un lieu d’écoute et d’accompagnement sur tous les sujets et toutes les étapes de la vie intime des femmes, de leurs premières règles jusqu’à la ménopause.

Une boutique mais aussi un lieu d’écoute et de santé

En entrant chez Pemlab, vous tomberez d’abord sur la partie « boutique ». Celle-ci propose des compléments alimentaires, des produits pour les règles douloureuses ainsi que pour la ménopause. Afin de s’assurer de leur efficacité avant la mise en vente, les produits sont séléctionnés par des naturopathes, puis testés sur Julia Veneri qui souffre de règles douloureuses. « On est vraiment en complément de la médecine traditionnelle. On en support, en soutien en plus à cette médecine-là », précise la cofondatrice à 20 Minutes. Outre les produits de santé et de cosmétiques, la boutique propose également des culottes menstruelles pour aider les femmes « à se sentir belle » et à continuer de pratiquer les activités qu’elles souhaitent durant leurs cycles. On trouve par exemple des shorts menstruels pour l’activité physique, des maillots de bain menstruels. « On va même avoir des culottes menstruelles sexy, ça change un peu des culottes de grands-mères », lance Léa Déturche à propos d’une culotte avec de la dentelle ou bien une autre avec inscrit « t’es bonne bébé ».

Outre les accessoires, Pemlab ajoute sa plus-value avec sa salle de consultation qui accueille une quinzaine de professionnelles du paramédical et de la médecine douce, dont : une hypnothérapeute, une sophrologue, une ostéopathe, une diététicienne, mais aussi plusieurs naturopathes, des magnétiseuses. « Les clients qui font un massage ressortent sur un petit nuage », affirme Emma, praticienne du massage Arvigo chez Pemlab. « Après un massage, c’est beaucoup de sérénité et de tensions en moins et parfois des douleurs qui s’amenuisent, voire qui disparaissent ».

« J’en avais marre de courir partout sans réponse, et ici j’ai tous les conseils et tous les produits dont j’ai besoin. J’aurais aimé qu’il y ait ce genre d’endroit bien avant », confie une cliente à notre journal, qui a découvert le centre suite à une endométriose.

Pemlab souhaite « que la santé des femmes soit la préoccupation de tous »

Un autre objectif de Pemlab : « que la santé des femmes soit la préoccupation de tous ». Les fondatrices s’investissent dans la lutte contre la précarité menstruelle, notamment en collectant des serviettes hygiéniques, cups et culottes menstruelles neuves dans la boîte à dons disponible à la boutique, qui sont ensuite données à l’association française de lutte contre la précarité menstruelle, Règles élémentaires. « On a déjà reversé une partie de nos bénéfices, au tout début de l’aventure. Ce sont des sujets fondamentaux et on pense qu’en tant qu’entreprise même si ce ne sont pas des sommes faramineuses, on peut aider à notre petite échelle », avance Léa Déturche.

« Prendre soin de sa santé, ça peut être assez onéreux pour les femmes, on aimerait également solliciter l’aide des pouvoirs publics pour qu’une partie de nos protections menstruelles puissent être prises en charge et qu’un plus grand nombre d’autres femmes puisse accéder à des produits de qualité », continue la jeune femme.

En complément à leurs engagements associatifs, le centre a aussi pour mission de « lever le tabou » et éduquer sur des sujets tels que les règles, le post-partum ou la ménopause par exemple, comme l’explique Julia Veneri : « On essaie de faire comprendre que le sang, ce n’est pas sale, c’est naturel et ce sera tous les mois. Je ne me sens pas sale tous les mois personnellement » « La nature est bien faite, et si elle est bien faite, c’est parce qu’on a nos règles aussi », termine la jeune femme.

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