Journée des droits des femmes : Chez Règles élémentaires, Tarana Duhaut s’engage contre la précarité menstruelle

TOUT FEU TOUT FEMMES (3/3) A l’occasion de la journée des droits des femmes, « 20 Minutes » est allé à la rencontre de femmes engagées contre la précarité menstruelle, les discriminations, le sexisme mais aussi pour l’égalité des genres

Ludivine Trichot
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Journée des droits des femmes : Chez Règles élémentaires, Tarana Duhaut s'engage contre la précarité menstruelle — 20 Minutes - TikTok
  • L’association Règles élémentaires lutte contre la précarité menstruelle à travers la distribution de protections hygiéniques et la sensibilisation de l’opinion publique.
  • Tarana Duhaut est responsable redistribution et logistique de Règles élémentaires depuis plus de deux ans. Elle est en charge des relations partenariales avec les associations et les structures médico-sociales.
  • « C’est une croyance généralisée dans le monde que c’est normal d’avoir mal pendant ses règles », indique Tarana Duhaut, qui répond aux questions des bénéficiaires de l’association sur leur santé menstruelle dans le cadre d’ateliers collectifs. Découvrez le dernier épisode de notre série « Tout feu tous femmes ».

« C’est une croyance très généralisée partout dans le monde que c’est normal d’avoir mal pendant ses règles. » Tarana Duhaut, responsable redistribution et logistique de l’association Règles Élémentaires​, sonne le glas du tabou sur les fameuses « ragnagnas ». Mot qu’il ne faut surtout pas prononcer en présence de la team Règles élémentaires. Car non, « les femmes n’ont pas leurs "trucs" ou leurs "ragnagnas", elles ont leurs "règles" ».

Créée en 2015, l’association Règles élémentaires a pour objectif de mettre fin à la précarité menstruelle et de sensibiliser l’opinion publique. En six ans, ses employés et bénévoles ont collecté et redistribué plus de dix millions de produits à 280.000 femmes en France.

« On informe, on sensibilise »

Tarana Duhaut intègre l’association il y a deux ans après un constat sans appel. « J’ai beaucoup travaillé en Asie et j’avais été complètement choquée de voir le manque d’informations, le manque d’accès, raconte-t-elle. J’ai réfléchi à si le sujet des règles était abordé et traité en France. Je me suis rendu compte que ça n’était pas le cas. J’ai donc décidé d’agir plus localement avant d’agir à l’international. »

Au quotidien, elle est en charge des relations partenariales avec les associations et les structures médico-sociales. « Ceux qui ont besoin de protections hygiéniques pour les personnes qu’elles accueillent », ajoute-t-elle. Elle encadre ensuite, avec ses collègues, la distribution des stocks que l’association collecte.

Règles élémentaires tient également des ateliers d’informations, dans le milieu scolaire dès le CM2 mais aussi pour les personnes bénéficiaires. « La sensibilisation est vraiment centrale pour nous. Nous répondons aux questions que les personnes peuvent avoir sur leurs règles, leur santé menstruelle de manière générale. On leur présente tout le panel de protections à leur disposition. On évoque les symptômes qui doivent encourager à consulter un médecin. Il faut vraiment qu’on puisse informer les personnes, qu’on brise le tabou des règles. »