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ChatSuivre ses collègues sur les réseaux, oui mais pas n’importe comment

Réseaux sociaux : Suivre ses collègues pourquoi pas, mais pas n’importe où ni à n’importe quel prix

ChatOriane Savouré-Lucas, créatrice du podcast « Avez-Vous Choisi ? », explique à quelle condition un « collègue » peut devenir un « ami » sur les réseaux
People At Work
A chacun d’imposer ses limites puisque les outils ne le feront pas pour vous
A chacun d’imposer ses limites puisque les outils ne le feront pas pour vous - bruce-mars /  unsplash
People at Work

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Suivre ses collègues sur les réseaux sociaux, est-ce une bonne idée ? A une époque où, selon le Digital Report 2022 de We Are Social et Hootsuite, plus de 80 % de la population française est sur les réseaux sociaux et où les frontières entre la vie professionnelle et personnelle s’amoindrissent, on peut se poser la question.

D’après une enquête publiée par Région Jobs, 64 % des Français ont déjà franchi le pas, en suivant un collègue sur Instagram ou Facebook. Une étape plutôt naturelle car plus de la moitié des personnes interrogées (57 % précisément) considère leurs collègues comme des amis, libre à chacun d’évaluer le degré d’authenticité dans ces liens.

Pour Oriane Savouré-Lucas, coach professionnelle certifiée (OSL Coaching) et créatrice du podcast « Avez-Vous Choisi ? », au travail comme ailleurs, l’amitié commence quand on quitte la surface pour aller en profondeur. Dans ce cas-là, maintenir une connexion en dehors de son lieu de travail peut être une bonne manière de rester en contact, de partager des centres d’intérêt communs et de renforcer les liens, un peu comme un afterwork prolongé.

Savoir imposer ses limites

Attention toutefois, à ne pas brûler les étapes. « En cas de doute, il faut se poser les bonnes questions », estime la coach. Comme lorsque l’on se demande si l’on doit nécessairement déjeuner avec ses collègues le midi. « Pour quelle raison dois-je suivre cette personne, au service de quoi, est-ce que je le souhaite réellement ? » Parfois, une plateforme professionnelle comme LinkedIn a plus de sens, si c’est juste pour nourrir son réseau au travail.

Sur d’autres réseaux sociaux (Instagram, Twitter…), à chacun d’imposer ses limites puisque « les outils ne le feront pas pour vous » précise Oriane Savouré-Lucas. On peut trouver quelques parades pour signifier que son compte est réservé à la sphère privée : ne pas faire apparaître son nom de famille, choisir un pseudonyme, préférer un profil privé… « C’est un choix d’une grande puissance, ajoute cette experte, car cela traduit notre posture face aux flux d’informations qui nous sont imposés. »

D’autant plus que certaines informations, selon elle, peuvent facilement polluer l’esprit. Vous pourriez par exemple, être exposé à des publications qui ne correspondent pas à vos valeurs, de quoi créer des tensions au travail. « En tant que manager, il faut se protéger, estime Oriane. Si suivre ses équipes sur les réseaux sociaux peut altérer votre regard, mieux vaut faire le choix conscient de ne pas aller plus loin, pour ainsi se focaliser sur son périmètre de travail. Moins d’informations, pour éviter de vous complexifier la tâche ! »

Sur TikTok, le sujet est rapidement devenu un trend : « My boss follows me on social média » (ndlr : mon chef me suit sur les réseaux sociaux) cumule plus de 20 millions de vues. L’idée : surjouer l’employé modèle dès qu’un supérieur se met à vous suivre sur les réseaux sociaux : commencer aux aurores, zapper la pause dej, faire des nuits blanches…

On vous rassure, pas besoin d’autant d’ironie. Préservez votre jardin secret, suivez (ou acceptez) des personnes de confiance, et retrouvez vos collègues au bureau toute la semaine !

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Cet article est réalisé par People At Work et hébergé par 20 Minutes.

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