« Danse avec le diable » : Le documentaire sur la secte de TikTok qui booste la popularité de ses membres
le dark side de tiktok•Le documentaire « Danse avec le diable », qui dénonce les dérives d’une secte impliquant des danseurs célèbres sur TikTok, figure parmi les dix séries les plus regardées sur NetflixLéa Zacsongo-Joseph
L'essentiel
- Miranda Derrick et son mari James Derrick sont des stars de TikTok avec respectivement 3 et 8 millions d’abonnés, mais ils sont accusés de faire partie d’un culte mené par le pasteur Robert Shinn via son agence, 7M Films, qui promet la célébrité.
- Malgré le succès du documentaire Danse avec le diable qui dénonce ces dérives, Miranda Derrick et James Derrick voient leurs abonnements augmenter.
- Robert Shinn accusé de violences sexuelles, manipulation et d’extorsion reste libre et pourrait faire face à un procès au civil avant 2025.
Une danse TikTok, aussi innocente qu’elle paraisse, peut cacher des secrets… La série documentaire Danse avec le diable, sortie le 29 mai sur Netflix, le prouve. Vous avez peut-être déjà vu une vidéo de danse de Miranda Derrick (3 millions d’abonnés) ou de James Derrick (8 millions d’abonnés), en belle tenue sur des musiques old school. Mais derrière leurs beaux sourires se cache en réalité l’agence 7M Films. Loin d’être une agence classique, elle est dirigée par un pasteur du nom de Robert Shinn. Et au-delà de ça, cette agence est accusée d’être liée à un culte, la « Shekinah Church », dont le leader est accusé de violences sexuelles, de manipulation et d’extorsion.
Dans le documentaire diffusé sur la plateforme, les témoignages de Konkrete, danseur de Beyoncé, Kylie Douglas, chorégraphe, ou encore Aubrey Fisher, danseur chouchou de stars comme Will Smith ou Cardi B, révèlent leur passé en tant que membres de l’agence sulfureuse. On pourrait penser que ces révélations ruineraient la carrière de ceux qui ont fait le choix de rester ? Et pourtant, surprise ! Leur nombre d’abonnés explose, propulsé par une curiosité malsaine.
Des stars de TikTok sous emprise
Cette série de trois épisodes dévoile les sombres secrets du pasteur Robert Shinn, qui promet la célébrité via son agence 7M Films. On suit la famille Wilkings, dont l’une des filles, autrefois inséparable de sa sœur avec laquelle elle crée du contenu TikTok, est tombée dans les griffes de ce prétendu culte. La famille a peu à peu perdu contact avec elle. Cherchant à allier sa foi chrétienne et sa passion pour les réseaux sociaux, elle avait rejoint 7M Films avec son copain, pensant avoir trouvé l’agence parfaite.
Le pasteur Shinn, à la tête de la Shekinah Church, demande à ses adeptes de rompre avec leurs proches et de suivre aveuglément ses ordres pour ce qui concerne leurs dépenses, relations, contenus en ligne, et même leur mode de vie.
Aujourd’hui encore, la famille Wilkings lutte pour récupérer leur fille, toujours sous l’emprise de ce groupe controversé. Une histoire qui fait froid dans le dos et montre à quel point la quête de célébrité peut mener à des chemins dangereux.
Pas de condamnation, mais plus de vues…
Sur les réseaux sociaux, les danseurs de l’agence 7M Films sont sous les feux des projecteurs, avec une surprenante augmentation de leurs abonnés et de leurs vues. Les internautes se sont donné une mission : les sortir de l’emprise supposée de leur leader.
En réponse au documentaire, l’agence menace de poursuivre Netflix en justice pour sa « fiction calomnieuse ». Le 10 juin, Miranda Derrick a déclaré qu’elle ne pouvait plus rester en contact avec sa famille à cause des accusations contre son mentor. Elle affirme recevoir des menaces de mort et d’enlèvement depuis la diffusion du documentaire, suscitant tristesse et colère parmi ses fans.
Certains tentent de la sauver, tandis que d’autres lui reprochent de ne pas dénoncer les dérives de son agence. Résultat : une hausse d’abonnements et d’interactions, nourrie par une curiosité malsaine.
Malgré le succès du documentaire, Miranda Derrick continue de poster ses vidéos de danse sur Instagram, tout en limitant les commentaires, comme le fait son mari. Pendant ce temps, Robert Shinn, au cœur des accusations, reste libre et pourrait faire face à un procès civil avant 2025.



















