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Giovanni Mpetshi Perricard, trop de parpaings pour aller plus loin

Roland-Garros 2025 : Des fautes à la pelle, Giovanni Mpetshi Perricard, trop de parpaings pour aller plus loin

TennisAprès un premier tour convaincant, Giovanni Mpetshi Perricard a été éliminé ce mercredi par le Bosnien Damir Dzumhur
Antoine Huot de Saint Albin

Antoine Huot de Saint Albin

L'essentiel

  • Giovanni Mpetshi Perricard a perdu son match contre Damir Dzumhur (7-6, 6-3, 4-6, 6-4) au deuxième tour de Roland-Garros, ce mercredi
  • La défaite de Mpetshi Perricard s’explique principalement par son grand nombre de fautes directes (55), attribuées par Younès El Aynaoui à un manque de fraîcheur physique.
  • Malgré 54 coups gagnants, la stratégie agressive de Mpetshi Perricard n’a pas suffi face à Dzumhur, qui a su mieux gérer les longs échanges et remporter le match en quatre sets.

De notre envoyé spécial à Roland-Garros,

Et soudain, tout le monde s’est transformé en médecin. Bac + 12, option chirurgie orthopédique. Les ligaments croisés par ici, le ménisque par là. A terre après une mauvaise reprise d’appuis, au début du quatrième set, Damir Dzumhur a vu son genou se faire la malle, devant un court Suzanne-Lenglen assez compatissant, alors que le Bosnien menait la vie dure à Giovanni Mpetshi Perricard, au deuxième tour de Roland-Garros.

Heureusement pour la science, les milliers de médecins en herbe ont eu tout faux. Alors que tout le monde s’attendait à ce que l’adversaire du Français abandonne après cette mauvaise chute et envoie GMP au troisième tour, Damir Dzumhur est reparti comme si de rien n’était, boitant un peu bas à la reprise, avant de courir comme un lapin de trois semaines pour conclure un match mené de main de maître (7-6, 6-3, 4-6, 6-4), malgré un dernier set un peu moins maîtrisé.

« J’étais sûr que Dzumhur n’allait pas arrêter »

« Dzhumur tombe, tout le monde se dit qu’il va arrêter en se tenant le genou comme ça, commente Younès El Aynaoui, entraîneur d’Hugo Gaston qui a assisté à la rencontre. Moi, j’étais sûr qu’il n’allait pas arrêter. J’espère que Giovanni n’a pas cru qu’il pouvait arrêter son match comme ça. » Réponse de l’intéressé quelques minutes après la fin de la rencontre en conférence de presse :

« « C’était un fait de jeu, je n’ai pas vu comment il est tombé. Le seul mot qu’il a dit c’est qu’il ne pouvait plus marcher. Si ça se trouve il a eu vraiment mal et il a surmonté la douleur. Même s’il y a eu ce fait de jeu, je n’ai pas été très bon. » »

Très lucide sur son niveau de jeu sur le Suzanne Lenglen, GMP, qui arrivait en confiance après une victoire au Challenger de Bordeaux Primrose après un début de saison sur terre compliqué, peut surtout regretter le nombre colossal d’erreurs commises dans cette rencontre, comme sur le dernier jeu du match, où il envoie deux coups droits quasiment dans les bâches.

55 fautes directes

Au total, si le Lyonnais a réalisé 54 coups gagnants, il a surtout commis 55 fautes directes, soit deux fois plus que son adversaire, qui en a fait les trois-quarts dans le dernier set. Younès El Aynaoui explique ce nombre d’erreurs par le manque de fraîcheur physique du poulain d’Emmanuel Planque :

« « Physiquement, j’ai vu qu’il peinait à la fin, détaille le Marocain. Comme il est fatigué, il n’accepte pas l’échange, il prend énormément de risques, il y a du déchet, il est moins bien placé. Avec un gabarit comme ça pour bouger sa grande carcasse sur le cours, ça demande énormément d’énergie et sur des matchs en cinq sets, il a du mal à tenir la distance. » »

« Il m’a manqué pas mal de choses, concède Giovanni Mpetshi Perricard. Le seul coup qui a marché c’est mon service. Il n’y avait pas de bon rendement dans l’intensité que je voulais mettre. C’était trop juste contre un joueur comme lui. Il a très bien joué, beaucoup d’amorties, il m’a déplacé. Il y a des secteurs où je n’étais pas bon, notamment en revers. »

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Si Mpetshi Perricard évoque son service, il n’a réalisé que dix aces sur son point fort. « Quand son service ne marche pas, tout se complique » commente même El Aynaoui. Et il a ensuite été très embêté lorsque le point s’éternisait. Le Français a remporté 86 points (perdu 74) quand les échanges duraient moins de quatre coups, alors qu’il en a seulement remporté 30 (et perdu 47) quand les échanges s’allongeaient. Plus c’est long, moins c’est bon.