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Après sa prise de bec, Coco Gauff réclame le VAR dans le tennis…

Roland-Garros 2024 : Coco Gauff réclame le VAR dans le tennis… « C’est ridicule qu’on ne l’ait pas »

TENNISSèchement battue par Iga Swiatek en demi-finale de Roland-Garros (6-2, 6-4), Coco Gauff est revenue sur sa discussion avec l’arbitre et réclame l'utilisation du VAR dans le tennis
William Pereira

William Pereira

Le tennis doit-il se munir du VAR ? Coco Gauff dit oui. Elle a beau dire, après sa défaite en demi-finale de Roland-Garros contre Iga Swiatek, que ça n’est en rien lié à son craquage à 2-1 dans le 2e set, on a du mal à y croire. « C’est ridicule qu’on ne l’ait pas, et je ne dis pas ça simplement parce que ça m’est arrivé, mais parce qu’on est le seul sport qui ne l’a pas. Je pense qu’en tant que sport, le tennis doit évoluer, on a la technologie, ils le montrent à la TV donc je ne vois pas pourquoi les joueurs ne devraient pas le voir. »

On rembobine, 2-1 dans le 2e set, donc. Iga Swiatek a marché sur la première manche, ou plutôt l’Américaine lui en a gracieusement fait don à coup de doubles fautes et d’erreurs non provoquées. À 0-15 sur le service de la Polonaise, l’arbitre déjuge son juge de ligne qui avait annoncé une faute sur un service de Swiatek, à qui le point est finalement accordé. Furieuse, l’Américaine estime que l’annonce du juge a une incidence sur son retour, point sur lequel l’arbitre ne la rejoint pas.

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La longue discussion entre les deux femmes débouchera sur les larmes de Gauff, qui s’avouera dépassée par les événements, en conférence d’après-match. « J’étais submergée par les émotions, le fait que je perdais le match. J’ai surréagi, je ne me frustre d’habitude pas trop avec ça mais, c’était la combinaison de pleins de choses à ce moment-là. »

Comment pourrait-on mettre en place ce ralenti ?

« Quand tu regardes le ralenti en ligne et que tu te rends compte que tu as raison, c’est chiant », n’a cependant pas pu s’empêcher d’ajouter Gauff. Également invitée à réagir sur la question, Iga Swiatek l’a joué profil bas, et en ne remettant pas en cause la parole de son adversaire. « Honnêtement, je ne sais pas, c’est la décision de l’arbitre. Si c’est Coco qui pensait différemment, c’était normal d’en discuter ».

La joueuse polonaise a ensuite validé l’idée d’une assistance vidéo dans le tennis pour ce genre de situations sujettes à interprétation. « Ça serait plus facile d’avoir ce ralenti, mais je ne sais pas comment on pourrait le mettre en place logistiquement. Comment demander à l’arbitre le ralenti, quand ? Je ne sais pas à quoi ça pourrait ressembler. » « L’US Open a apporté quelques modifications dans ce sens l’année dernière, rappelle Coco Gauff. Je sais qu’on y a eu recours pour notre double [avec Jessica Pegula]. »

Ironie du cas Gauff, cet épisode lui a permis d’extérioriser les frustrations qui la hantaient depuis le début du match et de finalement breaker la Polonaise sur son jeu de service – avant de perdre le sien sur le suivant. Avec ou sans vidéo, Iga Swiatek était de toute façon la plus forte.