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Avec le « One Point Slam », le tennis a trouvé le concept du siècle

Open d’Australie 2026 : Avec le « One Point Slam », qui mélange pros et amateurs, le tennis a trouvé le concept du siècle

innovationCe mercredi matin, un million de dollars australiens était en jeu à l’Open d’Australie
Le top 5 mondial actuel va-t-il faire sombrer le tennis ?
Antoine Huot de Saint Albin

A.H.

L'essentiel

  • L’Open d’Australie a organisé le « One Point Slam », un tournoi innovant avec 48 joueurs (amateurs, professionnels et VIP) s’affrontant sur un seul point gagnant pour remporter un million de dollars australiens (570 000 euros).
  • Le format a créé plusieurs surprises, notamment l’élimination de Corentin Moutet par Andrés Schneiter (49 ans), celle de Félix Auger-Aliassime, Alexander Zverev ou Carlos Alcaraz.
  • Le serveur, déterminé par un pierre-feuille-ciseau, dispose d’un avantage significatif mais n’a droit qu’à un seul service, ce qui a causé l’élimination directe de joueurs comme Jannik Sinner, Coco Gauff et Frances Tiafoe après une faute.

Gerard Piqué a essayé avec une réforme horrible de la Coupe Davis, Aryna Sabalenka et Nick Kyrgios ont tenté un remake assez pathétique de la « Bataille des sexes », la Laver Cup et la United Cup expérimentent de nouveaux formats… Et finalement, LA bonne idée est venue de l’Open d’Australie, ce mercredi matin, avec le « One Point Slam », à quelques jours du début du tournoi.

Le principe : un tableau de 48 joueurs où amateurs, qui ont dû passer par des sélections, et professionnels (et quelques VIP) s’affrontent sur un seul point gagnant. Le vainqueur final remporte la coquette somme d’un million de dollars australiens (sot 570.000 euros). « C’est une super idée de la Fédération australienne. Que les amateurs puissent avoir l’opportunité de jouer avec nous, c’est super », se réjouissait Carlos Alcaraz avant ce minitournoi.

Moutet sorti par un « papy »

« Le format en un point gagnant, c’est marrant, a ajouté l’Espagnol. Les gens ont peur de rater la balle, et moi aussi et j’ai hâte de jouer. » Il y en a un qui a dû trouver l’idée un peu moins marrante, c’est Corentin Moutet. Le Français, pas sélectionné par Paul-Henri Mathieu pour le prochain tour de la Coupe Davis, a été éliminé dès le premier tour par Andrés Schneiter (49 ans), ancien 219e joueur mondial.

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L’Argentin a failli créer une énorme surprise au tour suivant face à Carlos Alcaraz avec un service-volée magnifique qui a malheureusement terminé dans la bande du filet. Autres « déconvenues », dans la joie et la bonne humeur d’une Rod Laver Arena remplie, celles de Félix Auger-Aliassime, battu par Alec Reverente (champion de l’Etat du Queensland) ou Alexander Zverev, qui a joué tranquille face à la Taiwanaise Joanna Garland (117e à la WTA) et a pris la porte pleine face.

Celle qui a perdu au premier tour des qualifications de l’Open d’Australie mardi a également battu le local Nick Kyrgios, auteur d’un revers un peu trop long et qui a fracassé sa raquette. « C’est la plus grande victoire de ma carrière », en a souri Joanna Garland, autrice d’un parcours incroyable où elle a été seulement battue en finale par un amateur australien, Jordan Smith, qui a donc remporté le pactole.

Pas le droit à l’erreur

Où sont donc passés les favoris ? Comme Nick Kyrgios et Alexander Zverev, Carlos Alcaraz a subi la loi des femmes, qui étaient six lors des quarts de finale, avec une élimination précoce face à Maria Sakkari après une amortie totalement ratée.

Evidemment, dans ce format, le serveur a plus de chance de se qualifier. Pour déterminer celui ou celle qui aura l’opportunité de balancer quelques minasses au service, un pierre, feuille, ciseau est organisé avec le « match ». Un pro n’ayant droit qu’à un seul service, on a vu Jannik Sinner, Coco Gauff ou Frances Tiafoe se faire sortir directement après un mauvais premier service.

Autre très court moment vécu sur la Rod Laver Arena par le chanteur et compositeur taïwanais Jay Chou. Attendu par quelques fans à Melbourne et par pléthore de suiveurs sur la chaîne YouTube de l’Open d’Australie, qui diffusait ce « One Point Slam », Chou a subi un ace et a retrouvé ses pénates sans même avoir touché la balle. Frustrant, mais marrant, comme tout ce petit tournoi.

On a déjà hâte de voir les têtes pensantes des gros tournois mondiaux se triturer la tête pour reproduire ce « One Point Slam » à Wimbledon, Roland-Garros ou à l’US Open. Attention, comme tous les nouveaux concepts, c’est (très) sympa une fois. Après, ça peut devenir indigeste s’il est répété à longueur de temps.