Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Si même la terre battue ne peut plus enrayer le robot Jannik Sinner…

Masters 1000 Monte-Carlo : Si même la terre ne peut plus enrayer le robot Jannik Sinner…

TENNISQualifié pour les demies à Monte-Carlo après sa victoire en trois sets contre Holger Rune (6-4, 6-7, 6-3), l'Italien n’éprouve aucune difficulté à s’adapter à sa moins bonne surface. Une mauvaise nouvelle pour la concurrence
William Pereira

William Pereira

L'essentiel

  • Jannik Sinner confirme sa parfaite adaptation à l’ocre en venant à bout d’Holger Rune (6-4, 6-7, 6-3) en quarts de finale du Masters 1000 de Monte-Carlo
  • Même si la terre battue n’est pas sa surface préférée, Sinner a progressé physiquement et cela l’aide beaucoup. Il n’est pas encore à son meilleur niveau sur terre battue mais travaille pour trouver de la confiance
  • Au tour suivant, il aura à lutter contre un grand spécialiste de la surface : Stefanos Tsistipas, lui aussi très en forme depuis le début de la semaine

Il reste encore du chemin à parcourir pour Jannik Sinner à Monte-Carlo. Mais en battant Holger Rune, certes en lâchant un set au passage, en quarts de finale du Masters 1000, l’Italien envoie un premier message à la concurrence : oui, il a bien prévu de prolonger sa domination tyrannique du circuit sur terre battue, pourtant sa pire surface. Ou sa moins mauvaise, disons. « C’est une surface où je ne suis pas à l’aise, mais ça ne signifie pas que je ne suis pas un bon joueur de terre battue », avait-il prévenu avant son entrée en matière insolente contre Sebastian Korda (6-1, 6-2).

L’accès à ce contenu a été bloqué afin de respecter votre choix de consentement

En cliquant sur« J’accepte », vous acceptez le dépôt de cookies par des services externes et aurez ainsi accès aux contenus de nos partenaires.

Plus d’informations sur la pagePolitique de gestion des cookies

« Je ne sais pas si c’était plus facile, mais j’ai progressé physiquement et, surtout sur cette surface, cela vous aide beaucoup. Si vous vous sentez plus confiant, vous serez plus fort physiquement », avait par ailleurs déclaré l’Italien en début de semaine. Effectivement, on imagine que de débarquer sur le Rocher avec une seule défaite dans sa valise (Carlos Alcaraz à Indian Wells) et un premier titre en Grand Chelem peut aider à surmonter quelques difficultés. Le pire dans tout ça étant que l’Italien arrivera probablement meilleur à Roland-Garros, fort de l’expérience engrangée pendant toute la saison sur ocre. « Je ne suis certainement pas là où j’aimerais être, mais nous travaillons là‐dessus pour trouver de la confiance dans les jours et les semaines à venir. »

Tsitsipas puis (probablement) Djokovic pour se tester définitivement

Samedi, il en saura un peu plus sur son niveau réel sur terre. Son prochain adversaire, Stefanos Tsistipas, est un grand spécialiste de la surface et sera le premier cette semaine à lui proposer beaucoup de lifts et de variations. Jusqu’ici, Sinner n’a quasiment eu qu’à gérer des adversaires qui frappent à plat dans sa diagonale, sans trop le perturber. S’il ne s’agit que de courir derrière la balle, Jannik est tranquille, il sait faire. Déjà qu’il rattrape tout sur dur, alors sur une surface lente… Même Rune, qui a pourtant réussi à lui prendre un set en sortant un gros match, ne l’a pas tout à fait mis dans le rouge. Il y a cette sensation que, contrairement à beaucoup d’autres, le bonhomme a de la marge.

Celle-ci se réduira forcément à mesure que le plateau s’élèvera. Certes, sa plus grande menace, Carlos Alcaraz, est resté au frigo à cause d’une blessure dont il n’a pas récupéré à temps pour Monte-Carlo. Mais il reste du beau monde dans la principauté. S’il bat Tsitsipas, il affrontera probablement le boss de fin Novak Djokovic en finale. Et en cas de deuxième titre sur ocre, il se présentera en favori à Roland-Garros, où il débarquera sans grande pression le mois prochain. L’année dernière, il s’était incliné au 2e tour à Paris, en cinq sets contre Daniel Altmaier, après avoir paumé deux balles de match et craqué mentalement. Le genre de trucs qui n’arrivent plus au Jannik Sinner double vainqueur de Masters 1000 et lauréat d’un tournoi du Grand Chelem. Même sur terre battue.