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Oudéa-Castéra et les dirigeants du tennis français épinglés par un rapport

« Certains sont sortis en pleurant »… Oudéa-Castéra et les dirigeants du tennis français encore épinglés par un rapport

Merci patron !Le président de la FFT Gilles Moretton a essayé de mettre les conclusions de cet audit sous le tapis, mais « Mediapart » a dévoilé des extraits accablants
Quentin Ballue

Q.B.

Le groupe vit bien ! Mediapart a révélé un rapport extrêmement embarrassant pour le CSE de la Fédération française de tennis, qui dépeint un environnement de travail pas vraiment idéal. Pas vraiment une nouveauté, mais Gilles Moretton se serait bien passé de cette piqûre de rappel.

Le président de la FFT « a tout fait pour que les conclusions » de cet audit « restent secrètes » selon Mediapart. Et pour cause, son arrivée à la tête de l’instance a déclenché un « tsunami social (…) avec le concours de ses plus proches collaborateurs, dont Amélie Oudéa-Castéra », directrice générale de la FFT entre 2021 et 2022.

« N’importe qui peut se faire virer pour n’importe quoi »

Selon le rapport, « 18 cas de RPS actuels avérés (présence de signes relevant du burn-out, de situations évoquant un harcèlement moral) ont été dénombrés dans les entretiens menés par les consultants Technologia avec des salariés actuellement en poste à la FFT ».

En interne, beaucoup partagent « le sentiment que “n’importe qui peut se faire virer pour n’importe quoi” ». Gilles Moretton en prend directement pour son grade. « Le président est caractériel, selon un salarié. Il peut faire peur, on ne sait pas quand ça peut dégoupiller, on n’est jamais sereins quand il est là. »

Il est aussi pointé du doigt pour avoir choisi Caroline Flaissier comme directrice générale. Cette dernière a quitté son poste en février, mais les salariés restent marqués par « une très mauvaise ambiance », certains estimant que « c’était un peu une dictature » lorsqu’elle était en fonction.

Pas vraiment mieux que sa prédécesseure Amélie Oudéa-Castéra. « Elle envoyait des “bonjour ma belle !”, mais aux CDD elle disait “si tu veux ton CDI, il va falloir bosser plus” », raconte un salarié. « Elle a imprimé une forme de mépris, les salariés de base n’existaient pas pour elle, poursuit un autre. Ceux qui sont allés en réunion avec elle et qui ont voulu donner leur avis, elle les a humiliés devant tout le monde, certains sont sortis en pleurant, certains ont démissionné. » Petit conseil lecture pour la fin de l’été : Le management pour les nuls.