Roland-Garros : Nadal ne cache pas son inquiétude pour la suite de sa carrière à cause du syndrome de Muller-Weiss

TENNIS Après sa victoire en quart contre Novak Djokovic, Rafael Nadal s’est longuement exprimé au sujet du syndrome de Muller-Weiss qui lui fait souvent souffrir le martyre et qu’on ne peut pas réellement soigner

Aymeric Le Gall
— 
Rafael Nadal, lors de sa victoire contre Djoko, mardi soir, en quart de finale de Roland-Garros.
Rafael Nadal, lors de sa victoire contre Djoko, mardi soir, en quart de finale de Roland-Garros. — Christophe ARCHAMBAULT / AFP

A trois jours de son trente-sixième anniversaire, et avec un pied gauche qui ne lui laisse que peu de répit, papy Nadal a écrit une nouvelle page de sa légende mardi soir  en venant à bout du numéro 1 mondial Novak Djokovic au terme d’un match de fou furieux de plus de quatre heures. Interrogé sur son état de forme, après plus de 8h30 de combat en deux matchs et à peine 48 heures, le Majorquin n’a pas caché sa (bonne) surprise.

« Je suis surpris, oui, je ne vais pas mentir. Mais ce court est spécial pour moi, il a quelque chose d’unique. Et c’est vrai que le jour où j’en avais le plus besoin, j’ai réussi à jouer à un niveau que je n’avais pas il y a peu », a-t-il relaté en conférence de presse, tard dans la nuit de mardi à mercredi.

Rafa pessimiste pour l’après-Roland

« Le public a été incroyable, comme depuis le début du tournoi. Je crois qu’ils savent que je ne vais pas être là encore très longtemps (sourire) », a-t-il ajouté en référence à ce foutu syndrome de Muller-Weiss qui lui bouffe l’os du pied gauche et pourrait, à court ou moyen terme, l’obliger à mettre un terme à sa carrière.

« Je suis très clair à ce propos. Je suis assez vieux pour ne pas cacher des choses. Je ne sais pas ce qui peut arriver après ici, j’ai ce que j’ai au pied. Si on n’est pas capable de trouver une solution, ça va devenir super difficile pour moi, a admis le recordman du nombre de victoires en grands chelems. Je profite juste de chaque jour où j’ai la chance d’être là, sans trop penser à ce qui peut arriver dans le futur. »

A Roland avec son doc personnel

Car le futur, il le sait, n’est pas forcément tout rose. « Bien sûr je vais continuer à me battre pour trouver une solution, pour le moment, on n’en a pas. Les trois derniers mois et demi n’ont pas été faciles pour moi, c’est la seule chose que je peux dire. A Rome [élimination en huitièmes de finale mi-mai avec une douleur extrême au pied], je n’avais pas mon médecin. Avec le médecin ici, vous pouvez faire des choses qui aident, reconnaît-il. Ce n’est pas le moment de parler de ça, mais je fais tout ce que je peux pour essayer de jouer ce tournoi dans les meilleures conditions possibles. Je ne sais pas ce qui peut arriver après, honnêtement. »