Roland-Garros : Shapovalov dégomme « l’organisation affreuse » du tournoi après son élimination

TENNIS Le Canadien avait apparemment quelques comptes à régler avant de quitter la porte d’Auteuil

N.C.

— 

Denis Shapovalov éclate sa raquette lors du 2e tour de Roland-Garros, le 1er octobre 2020.
Denis Shapovalov éclate sa raquette lors du 2e tour de Roland-Garros, le 1er octobre 2020. — Javier Garcia/BPI/Shutterstock/SIPA

Dennis Shapovalov n’était vraiment pas de bon poil, jeudi, après son élimination dès le deuxième tour de Roland-Garros. Il faut dire que le Canadien, tête de série n° 9, ne s’attendait sûrement pas à sortir face au 101e mondial après une bataille de plus de cinq heures. Mais Roberto Carballes Baena était le plus fort, au moins pour cette fois, et Shapovalov a décidé de se défouler en conférence de presse.

Ce sont les nouvelles balles qui ont pris, d’abord. « La balle ne part pas, c’est agaçant qu’on soit obligé d’être dans cette situation. D’après moi, la balle ne devrait pas être aussi lourde, et les choses ne devraient pas être aussi difficiles », a-t-il observé. Rien de foufou là-dessus, il n’est pas le premier à se plaindre, on vous l’avait raconté par ici.

C’est ensuite que les critiques du Canadien ont pris une autre tournure. Invité à s’exprimer sur les différences entre Roland-Garros et l'US Open, du point de vue sanitaire, il a livré une réponse on ne peut plus cash : « Je pense qu’ils ne font pas du bon boulot [à Roland]. Il n’y a pas vraiment de bulle, surtout dans le deuxième hôtel, a-t-il lancé. Il n’y a pas de bulle ! On peut quitter l’hôtel, on peut aller en ville, il n’y a pas de problème, il n’y a personne pour vous arrêter. C’était bien mieux géré à New York. » Pas sûr que Paire ou Mladenovic soient du même avis.

C’est tout ? Et bien non. Guy Forget n’allait pas s’en tirer comme ça. Avant de partir, Shapovalov en a ajouté une petite sur l’organisation de sa journée. Car après son match marathon, il a dû jouer en double assez rapidement.

« L’organisation est affreuse ! Après un match de cinq heures, je dois jouer les doubles maintenant. Le planning n’est vraiment pas bon, a-t-il estimé. On est dans un Grand Chelem, je ne veux pas paraître pourri gâté, mais on s’attend à ce que le tournoi nous aide à jouer. Ils auraient pu mieux planifier les choses, ce n’est pas acceptable. »

Associé à l’Indien Bopanna, il a été sorti en deux manches sèches par Pospisil et Sock (6-2, 6-2). Une sale journée jusqu’au bout.