Dopage: Maria Sharapova dénonce de «fausses accusations»

TENNIS La joueuse dément notamment avoir été avertie à cinq reprises de l'interdiction du meldonium, qu'elle prenait...

M.C. avec AFP

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Maria Sharapova à l'Open d'Australie, le 26 janvier 2016.
Maria Sharapova à l'Open d'Australie, le 26 janvier 2016. — Aaron Favila/AP/SIPA

Après les mots doux sur Facebook, la contre-attaque. Maria Sharapova, suspendue à titre provisoire après un contrôle andidopage positif au meldonium, a écrit vendredi un long message sur les réseaux sociaux pour réagir «aux fausses accusations» la concernant.

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« A mes fans », commence le message, qui se veut une mise au point. «Il y a des choses qui ont été diffusé par les médias qui sont fausses et je suis déterminée à contre-attaquer», écrit-elle. «Un article a dit que j'avais été avertie à cinq reprises de l'interdiction du médicament que je prenais: ce n'est pas vrai, cela n'est jamais arrivé», a poursuivi la joueuse russe, qui a révélé lundi son contrôle positif remontant à l'Open d'Australie 2016 et invoqué une négligence de sa part.

 

To My Fans:I want to reach out to you to share some information, discuss the latest news, and let you know that there...

Posté par Maria Sharapova sur vendredi 11 mars 2016

«Je ne cherche pas d'excuses pour avoir ignoré l'interdiction de ce médicament», a poursuivi Sharapova, «je vous ai déjà parlé du courrier électronique reçu le 22 décembre 2015 intitulé +Principaux changement dans le programme antidopage du tennis pour 2016+, j'aurais dû être plus attentive, mais les autres +courriers+? C'était enfoui dans des lettres d'informations, sur des sites internet, ou des dépliants», a-t-elle regretté.

«Ce document contenait des milliers de mots »

Sharapova a admis que toutes les informations étaient accessibles, mais a expliqué qu'il fallait «cliquer sur un lien, entrer un mot de passe, chercher les infos et lire», ou consulter un dépliant distribué lors des tournois début 2016. «Mais ce document contenait des milliers de mots, beaucoup d'entre eux techniques et écrits en petit caractère», a-t-elle souligné en publiant des photos dudit dépliant.

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Elle a également balayé l'idée qu'elle prenait le médicament en question tous les jours alors que la presse a rapporté que le traitement normal était de quatre à six semaines. «C'est ce que j'ai fait. J'ai suivi le traitement prescrit par mon médecin et pris les doses minimales», a insisté la N.7 mondiale. «Je suis fière de la façon dont j'ai joué au tennis, j'ai été honnête et pris les devants, je n'ai pas prétendu être blessée afin de cacher que j'avais été contrôlé positive» a-t-elle conclu. Suspendue à titre conservatoire, la 7e joueuse mondiale risque maintenant entre deux et quatre ans de suspension.