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Mondiaux de ski : Un zéro pointé flippant pour les Bleus à un an des JO, à l’image de l’ultime couac Clément Noël
Désillusion•L’équipe de France de ski alpin a signé son pire bilan sur des Mondiaux depuis 2003, avec aucun Top 5 à la clé. L’heure est grave alors que les JO 2026 de Milan-Cortina approchentJ.Lau. avec AFP
L'essentiel
- L’équipe de France de ski alpin a réalisé ses pires Championnats du monde depuis plus de vingt ans à Saalbach (Autriche), en terminant sans aucune médaille.
- L’ultime journée de compétition a été marquée dimanche par la chute en slalom de Clément Noël, perçu comme le seul véritable espoir de podium tricolore.
- Ce bilan est très inquiétant à un an des Jeux olympiques de Milan-Cortina, et il ne peut pas seulement s’expliquer par les graves blessures de Cyprien Sarrazin et d’Alexis Pinturault avant ces Mondiaux.
Même un Clément Noël au sommet trois semaines plus tôt à Kitzbühel n’a pas su sauver les Bleus. L’équipe de France de ski a quitté Saalbach (Autriche) dimanche sans la moindre médaille, pour ses pires Mondiaux depuis plus de vingt ans. Un bilan forcément alarmant à un an des Jeux olympiques d’hiver 2026 de Milan-Cortina. « Des Mondiaux sans médaille, ça n’est pas de bons Mondiaux, admet David "Captain Obvious" Chastan, responsable du ski alpin au sein de la Fédération française de ski. On doit vraiment se remettre en question et essayer de trouver des solutions parce qu’on manque clairement de densité et de niveau sur certaines disciplines. »
Il faut dire qu’à part Clément Noël, quatre fois victorieux en Coupe du monde de slalom cet hiver, dont l’échec dimanche sur sortie de piste est une véritable désillusion, les Bleus n’arrivaient pas en confiance en Autriche. Et ce notamment en raison des graves blessures de ses deux cadors Cyprien Sarrazin et Alexis Pinturault. Le sort s’est ensuite acharné sur place, avec la fracture au pied du géantiste Diego Orecchioni, l’intoxication alimentaire de Caitlin McFarlane (combiné) et la rupture du ligament croisé de Clarisse Brèche en géant.
De rares espoirs avec Marion Chevrier et Thibaut Favrot
Il a donc fallu se contenter de quatre Top 10… mais d’aucun Top 5 en huit courses individuelles, sans la moindre Française classée en géant, et rien de plus encourageant qu’une 20e place en descente femmes (youhou). Ce pire bilan depuis 2003 est impitoyable, et les Bleus semblent sans réponse. « C’est un peu la cata », reconnaissait Romane Miradoli, classée 22e en descente.
« Nos skieurs n’étaient pas eux-mêmes », glissait de son côté Frédéric Perrin, directeur de l’équipe de France masculine, après le fiasco du super-G en ouverture de ces Mondiaux de la lose. Contrairement aux Suisses, aux Autrichiens ou aux Américaines qui ont semblé capables de se transcender tout au long de la compétition pour créer d’énormes surprises (Breezy Johnson en descente, Stephanie Venier en super-G, Raphael Haaser en géant), les Français sont restés à leur niveau moyen, voire en deçà.
Notre dossier sur le ski alpinParmi les rares éclaircies dans cette quinzaine moribonde, on retiendra la 10e place en slalom de Marion Chevrier pour ses premiers Mondiaux et la 6e place de Thibaut Favrot en géant. Mais à un an des Jeux olympiques 2026 de Milan-Cortina, et à cinq ans de ceux qui seront organisés dans les Alpes françaises, « il est temps de s’inquiéter », estime l’ancienne skieuse Tessa Worley, retraitée depuis 2023. La sonnette d’alarme est officiellement tirée.



















