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Toulouse-UBB, l'affiche ultime en finale du top 14 ?

Stade Toulousain – UBB : « Agréable d'avoir deux équipes qui osent », vers la plus belle finale de Top 14 possible ?

RUGBYLe Stade Toulousain et l’Union Bègles Bordeaux se retrouvent ce vendredi soir (21h05) à Marseille pour la finale du Top 14
Adrien Max

Adrien Max

L'essentiel

  • Le Stade Toulousains et l’Union Bègles Bordeaux vont se disputer le titre de champion de France de Rugby lors de la finale du Top 14 ce vendredi (21h05) à Marseille.
  • Cette affiche oppose deux équipes très offensives, qui produisent le meilleur rugby cette saison dans le Top 14.
  • Le Stade Toulousain apparaît néanmoins comme le grand favori de cette finale après une saison de domination. Ils n’ont plus perdu de finale de Top 14 depuis 2006 !

Ah le bonheur. Pas de nouvelles purges à l’Euro 2024 de football ce vendredi puisque la phase de poule est désormais finie, mais une magnifique affiche de rugby, entre le Stade Toulousain et l’Union Bègles Bordeaux pour se disputer le titre de champion de France du Top 14 à Marseille (21h05). Pas une surprise pour les Toulousains, premiers de la saison régulière et tout juste auréolés du titre de champions d’Europe face à Leinster (31-22). Plus pour l’UBB, qui va disputer sa première finale après trois échecs consécutifs en demi-finale.

Cette affiche est surtout la consécration d’un rugby offensif avec deux équipes portées vers l’attaque. Le Stade Toulousain est leader du Top 14 en la matière, avec 765 points marqués, contre 677 pour l’UBB. Seul le RC Toulon parvient à se glisser entre ces deux cadors de l’attaque avec 704 points marqués.

Une finale « alléchante »

De quoi ravir l’entraîneur du Stade Toulousain, Ugo Mola :

« « C’est chouette d’avoir une finale Bordeaux contre Toulouse au regard du côté un peu positif que les équipes essayent de réaliser en termes de rugby. C’est agréable d’avoir des équipes qui tentent, qui osent, qui font, et pas qui détruisent et qui passent leur temps à faire touche et mêlée.  » »

Prends ça le Stade Français, et surtout Rochelais, les deux équipes aux principes de jeu plus terre à terre battues en demi-finale. « Oui c’est un match alléchant, déjà parce qu’il est inédit, estime Marc Lièvremont, l’ancien sélectionneur du XV de France, qui sera aux commentaires de ce match pour Canal+. Cette affiche est aussi attractive parce qu’elle oppose le 1er et le 3e du championnat, parmi les équipes les plus offensives ». Un avis partagé par la présidente des Burdigalais, association de supporteurs de l’UBB, Elodie Richard, mais avec une petite réserve. « Oui, c’est l’affiche rêvée, mais en même temps celle qui nous fait peur », concède-t-elle.

Le meilleur Stade Toulousain de l’histoire ?

Parce que cette équipe du Stade Toulousain est peut-être l’une des meilleures de l’histoire. Avec une gestion parfaite de l’effectif malgré une saison hachée par la Coupe du monde, l’intégration de jeunes, et la finale de Coupe d’Europe remportée, les Toulousains font figure de « montagne au vu de leur saison, leur palmarès et leur habitude à jouer ce genre de match », pour Maxime Lucu, quand son coéquipier Yoram Moefana les voit comme « le meilleur club du monde ».

Le retour en force de Romain Ntamack, et la présence du meilleur joueur du monde, Antoine Dupont, plaident aussi en la faveur des « rouge et noir ». Tout comme les statistiques, puisque Toulouse n’a plus perdu de finale depuis 2008, en HCup, face au Munster, et depuis 2006 pour le Top 14, face à Biarritz. De quoi en faire la plus belle génération du Stade Toulousain ? « C’est une génération exceptionnelle, sur le terrain, dans l’attitude. J’entraîne des mecs incroyables, qui nous repoussent dans nos retranchements. Est-ce qu’ils marqueront le club plus que les autres générations ? Il manque encore un peu, mais ils sont pas mal », en plaisante même Ugo Mola.

Un adversaire qui convient mieux à l’UBB

Mais en face, l’UBB a de sérieux atouts à faire valoir, au-delà de son jeu léché et offensif. A commencer par sa ligne de trois quarts composée des virevoltants Damian Penaud et Louis Bielle-Biarrey, toujours capables de transpercer une défense rien que sur leur instinct. Toulouse sera surtout un adversaire qui correspond mieux aux Bordelais, que le jeu défensif et fermé du Stade Français. « Evidemment qu’on se reconnaît plus dans l’adversaire qu’on va rencontrer ce vendredi. J’espère un match plus positif que contre le Stade Français, même si ce n’est pas une honte de gagner avec la conquête et le jeu au pied », a prévenu Yannick Bru, l’entraîneur de l’UBB.

Et tant pis si ce n’est que la première finale du jeune club de l’UBB, même si Bègles, sous l’appellation CABBG, avait remporté ses deux titres de champion de France, en 1969 et en 1991, face au Stade Toulousain, tiens tiens.

La malédiction d’Antoine Dupont au Vélodrome

« Au vu de l’expérience, on sera le petit poucet. Mais on peut voir beaucoup de choses se passer sur un match. On sait très bien que le Stade Toulousain fait déjouer toutes les équipes, mais on a vu qu’on était capable de rivaliser par moments avec eux [Une défaite 29-22 en octobre, une victoire 31-28 en mars]. On va se lancer dans la bataille pour renverser les choses », a prévenu Maxime Lucu.

Ce n’est pas Antoine Dupont qui dira le contraire, lui qui a connu quelques mésaventures au stade Vélodrome. Comme en 2022, lorsqu’il s’était fait exclure après avoir heurté Cheslin Kolbe dans les airs, le seul carton rouge de sa carrière. Ou plus récemment, en septembre dernier lorsqu’il s’est pris un énorme tampon pleine face de la part du Namibien Johan Deysel. Ce qui lui avait valu une fracture maxillo-zygomatique, et une gêne pour le reste de la Coupe du monde 2023. Les planètes ne sont donc pas toutes alignées pour le Stade Toulousain.