XV de France : L’avocat de Jegou et Auradou dénonce « une version largement contestable » fournie par la plaignante
justice•Antoine Vey, l’avocat des deux joueurs en France, a pris la parole dans « L’Equipe » pour diffuser un autre récit possible de la soirée qui a débouché sur les accusations de violJulien Laloye
Oscar Jegou et Hugo Auradou, inculpés vendredi par la justice argentine pour viol aggravé, vont-ils pouvoir préparer leur défense en liberté surveillée ? C’est tout l’enjeu de la prochaine audience prévue dans les dix jours, qui doit établir si oui on non les deux hommes pourront sortir de prison avec l’obligation de résider à Mendoza en attendant les conclusions de l’enquête.
« Personne n’a entendu de choses qui auraient alerté »
Le très médiatique Antoine Vey, l’un des nombreux avocats des deux joueurs du XV de France, qui avait défendu Bernard Laporte lors de son récent procès, s’est montré confiant sur ce point dans une interview accordée à nos confrères de L’Equipe : « Il ne s’agit pas de mener un bras de fer avec la justice argentine, qu’il faut respecter. On espère simplement qu’elle leur fera le crédit de les placer dans une résidence qui leur permet de communiquer et de préparer au mieux leur défense ».
Sur le fond de l’affaire et ce qu’il serait advenu dans la chambre 603 du Diplomatic Hotel de Mendoza dans la nuit du 6 au 7 juillet, l’ancien associé d’Eric Dupont-Moretti estime que la version de la victime présumée montre des failles qu’il compte bien exploiter.
« Dans la chronologie, telle qu’elle semble ressortir, il y a quand même des éléments favorables à une forme de relation consentie, même si cela ne veut pas dire que le rapport sexuel l’a été. Il va falloir que l’histoire se rééquilibre et à ce stade, la version qui est fournie est largement contestable. Jusqu’à preuve du contraire, [Auradou et Jegou] ont des personnalités totalement exemptes de ce type de choses. Les faits présumés auraient eu lieu dans une chambre qui a l’air peu isolée. Personne n’a entendu de choses qui auraient alerté. Le séquençage qui a l’air d’apparaître montre, au moins, que la plaignante est arrivée jusqu’à la chambre des joueurs de son plein gré. Elle a pu échanger avec un téléphone portable avec des tiers. Tout l’enjeu sera de savoir ce qu’elle a pu dire à ce moment-là. Elle est repartie de la chambre librement ».
La justice argentine se prononcera sous dix jours
Selon la version de Me Romano, l’avocate de la plaignante âgée de 39 ans, sa cliente est rentrée à l’hôtel avec l’un des deux joueurs impliqués, « identifié en premier lieu comme Hugo (Auradou) ». Toujours d’après Me Romano, « il l’attrape immédiatement, la jette sur le lit, commence à la déshabiller et se met à la frapper sauvagement d’un coup de poing, dont l’hématome est visible sur le visage de la victime. Il l’étouffe, au point qu’elle a l’impression de se sentir partir » et la viole « au moins six fois ». Environ une heure plus tard, « entre le deuxième, qui s’appelle Oscar », a assuré l’avocate, l’accusant des « mêmes faits de violence et de violence sexuelle ».


















