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Jegou et Auradou mis en examen pour viol aggravé en Argentine

XV de France : Jegou et Auradou inculpés pour viol aggravé en Argentine

justiceLes deux rugbymen français ont été présentés vendredi devant le parquet de Mendoza. Ils encourent vingt ans de prison
William Pereira

W.P. avec AFP

Présentés vendredis devant le parquet de Mendoza, les joueurs du XV de France, Hugo Auradou et Oscar Jegou ont été mis en examen pour « abus sexuel avec accès charnel aggravé (la définition du viol en Argentine) », a indiqué le parquet dans un communiqué. Ils encourent jusqu’à vingt ans de prison.

L’audience a duré environ deux heures. Les deux rugbymen, âgés de 20 et 21 ans, « resteront en détention » pendant l’étude de la demande de placement en résidence surveillée déposée par la défense, est-il précisé. Leur avocat, Me Cuneo Libarona, avait indiqué faire valoir qu'« il n’y a pas de danger de fuite ».

Poursuivis au départ de l’affaire pour « violences sexuelles », ils sont désormais mis en examen pour « viol aggravé », les faits les plus graves pouvant leur être reprochés.

« Calmes mais inquiets »

Hugo Auradou et Oscar Jegou « sont calmes parce qu'ils se savent innocents dans cette affaire, mais bien sûr ils sont inquiets de la situation », a déclaré Me German Hnatow à la presse.

Les deux joueurs du XV de France avaient dès le début reconnu avoir eu « une relation sexuelle » mais ont « fermement nié toute forme de violence » dans la nuit de samedi à dimanche au Diplomatic Hotel de Mendoza où logeaient joueurs et staff français, après la victoire (28-13) du XV de France face aux Argentins.

Des relations sexuelles « consenties », a réaffirmé jeudi leur avocat, énumérant jeudi plusieurs « indices » le prouvant : quitter la boîte de nuit, monter dans un taxi, entrer à l’hôtel, attendre que le joueur aille chercher la clé de la chambre. Et selon Me Cuneo Libarona, auprès du journal Clarin, il s’agit d’une « femme de 40 ans qui sait déjà ce qui se passe dans la vie ». Il se défend également que des coups aient été portés : « Elle prétend avoir été battue, les caméras (de surveillance de l’hôtel) disent qu’elle ne l’a pas été ».