Conseil d'ami: «Je veux que Jacques partage ce constat», Laporte veut intégrer Galthié dans le staff du XV de France

RUGBY Si on se demandait encore qui commandait le XV de France, nous voilà désormais au courant

A.L.G.

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A gauche, on décide, à droite, on applique.
A gauche, on décide, à droite, on applique. — Christophe SIMON / AFP

La victoire du XV de France contre l’Italie (25-14), samedi, en clôture du tournoi des VI Nations ne peut même pas servir de cache-misère. Au terme d’une nouvelle performance inquiétante qui ne laisse apparaître la moindre progression dans le jeu développé par les hommes de Jacques Brunel, le boss du rugby français envisagerait très sérieusement d’apporter du sang neuf à un staff qu’on dit de plus en plus affaibli à mesure que la Coupe du monde au Japon se rapproche.

Selon L'Equipe, Bernard Laporte et Serge Simon réfléchissent à l’idée d’intégrer à l’encadrement des tricolores une ou deux nouvelles têtes, notamment dans le secteur défensif et celui de l’animation offensive. « A mon sens il faut encore plus de compétences dans l’encadrement. Il faut amener d’autres idées dans ce staff », a prévenu le patron de la Fédération française de rugby dans les colonnes du Midi Olympique. Et visiblement, à l’écouter, cette décision devrait être difficilement discutable de la part du sélectionneur Jacques Brunel, même si dans les formes on fera croire au grand public que la décision ne fut pas imposée : « Je veux que Jacques et ses adjoints partagent ce constat. Ça doit venir d’eux. »

Le vernis du consensus

Pourtant, quand la presse évoque avec Jacques Brunel le nom de Fabien Galthié, qui revient avec insistance ces derniers jours pour renforcer l’encadrement du XV sur le plan du travail offensif, le sélectionneur avoue n’être au courant de rien. « Je ne lis pas la presse, vous me l’apprenez. Je ne suis pas au courant, j’ai mon staff, je suis bien avec ». Au moins c’est clair.

« S’ils me disent non (à la venue de Galthié), ils prendront leur responsabilité, a prévenu Bernard Laporte, qui souffle le chaud et le froid en maniant à sa manière la menace et le conseil d’ami. Ce n’est pas à moi de dire si Fabien peut entraîner avec Jacques et Jean-Baptiste (Elissalde, le coach des trois-quarts). C’est Jacques qui va travailler avec le ou les techniciens supplémentaires dont on parle. Cela doit venir de lui. »

Ça doit venir de lui, quitte s’il le faut à le pousser un peu pour qu’il le dise, en somme.