Mondial 2023 de Rugby: «52 morts par jour et l'Afrique du Sud est aussi bien notée que nous sur la sécurité?» Laporte ne décolère pas

RUGBY La Fédération internationale a dénoncé des commentaires « dénués de fondement et erronés »...

J.L. avec AFP

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Top row from left, Director of the French 2023 World Cup bid Claude Atcher, Minister of Sport Laura Flessel, President of the French Rugby Union Bernard Laporte and France2023 leader and bid abassador Sebastian Chabal, pose with two children of late rugby legend Jonah Tali Lomu, Dhyreille Lomu, right, and Brayley Lomu, after presenting their bid for the 2023 Rugby World Cup in London, Monday, Sept. 25, 2017. South Africa, Ireland and France will bid for the rights to hold the RWC in 2023, following the next RWC which will be held in Japan in 2019.
Top row from left, Director of the French 2023 World Cup bid Claude Atcher, Minister of Sport Laura Flessel, President of the French Rugby Union Bernard Laporte and France2023 leader and bid abassador Sebastian Chabal, pose with two children of late rugby legend Jonah Tali Lomu, Dhyreille Lomu, right, and Brayley Lomu, after presenting their bid for the 2023 Rugby World Cup in London, Monday, Sept. 25, 2017. South Africa, Ireland and France will bid for the rights to hold the RWC in 2023, following the next RWC which will be held in Japan in 2019. — ALASTAIR GRANT/AP/SIPA

Bernard Laporte, le président de la Fédération française de rugby (FFR), « a écrit à World Rugby », la Fédération internationale, afin que le rapport recommandant l’Afrique du Sud pour l’organisation du Mondial 2023 soit modifié, a-t-il annoncé vendredi dans un entretien à l’AFP. « On a analysé le rapport : il y a six points qui font qu’on est derrière l’Afrique du Sud, surtout deux sur lesquels ce n’est pas possible » a déclaré Laporte.

Il a notamment cité le fait que le rapport mentionne « que nos hôtels (en France) sont moins bien qu’en Afrique du Sud alors qu’on est le pays le plus visité au monde », ou que « les stades sont moins bons qu’en Afrique du Sud, alors qu’ils sont neufs ». « On est moins bien notés sur le dopage parce qu’on nous dit qu’on est trop sévères ! Sur la sécurité, on est au même nombre de points alors qu’il y a 52 morts par jour en Afrique du Sud. C’est un truc de fou ! » a-t-il développé.

« Nous avons donc écrit à World Rugby et à Bill Beaumont (son président) pour avoir des réponses à ces questions et pour que ce soit changé, c’est-à-dire que la France soit placée devant. Et on a envoyé ce courrier à toutes les fédérations. C’est parti aujourd’hui (vendredi) » a poursuivi Laporte.

La FFR dénonce des commentaires « dénués de fondement et erronés »

Samedi, la Fédération internationale s’est déclarée samedi « préoccupée par les commentaires » des candidats à l’organisation du Mondial, « en particulier » ceux de la Fédération française de rugby.

« Même si des réactions de déception et de forte émotion peuvent se comprendre, après l’annonce d’une recommandation, ces commentaires sont à la fois dénués de fondement et erronés » a estimé World Rugby dans un communiqué, défendant son évaluation technique. Elle a promis d’aborder « ce sujet de préoccupation » avec la FFR.

La France, l’Irlande (classée 3e aux recommandations) et l’Afrique du Sud, les trois candidates, seront départagées sur un total de 39 voix le 15 novembre à Londres, au cours d’un vote à deux tours.