Les mouches ont changé d'âne: La France distancée pour l'organisation du mondial de rugby 2023

RUGBY La Fédération internationale a recommandé d'attribuer la compétition à l'Afrique du Sud à 15 jours du vote définitif...

J.L. avec AFP

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Top row from left, Director of the French 2023 World Cup bid Claude Atcher, Minister of Sport Laura Flessel, President of the French Rugby Union Bernard Laporte and France2023 leader and bid abassador Sebastian Chabal, pose with two children of late rugby legend Jonah Tali Lomu, Dhyreille Lomu, right, and Brayley Lomu, after presenting their bid for the 2023 Rugby World Cup in London, Monday, Sept. 25, 2017. South Africa, Ireland and France will bid for the rights to hold the RWC in 2023, following the next RWC which will be held in Japan in 2019.
Top row from left, Director of the French 2023 World Cup bid Claude Atcher, Minister of Sport Laura Flessel, President of the French Rugby Union Bernard Laporte and France2023 leader and bid abassador Sebastian Chabal, pose with two children of late rugby legend Jonah Tali Lomu, Dhyreille Lomu, right, and Brayley Lomu, after presenting their bid for the 2023 Rugby World Cup in London, Monday, Sept. 25, 2017. South Africa, Ireland and France will bid for the rights to hold the RWC in 2023, following the next RWC which will be held in Japan in 2019. — ALASTAIR GRANT/AP/SIPA

World Rugby, la fédération internationale de rugby, a recommandé mardi d'attribuer la Coupe du monde 2023 à l'Afrique du Sud, dont le dossier devance celui de la France et de l'Irlande, les deux autres candidates.

L'Afrique du Sud, qui a déjà organisé la Coupe du monde en 1995, recueille 78,97% de satisfaction sur un ensemble de critères d'évaluation, contre 75,88% pour la France et 72,25% pour l'Irlande. Libre aux fédérations nationales ou régionales qui prendront part au vote le 15 novembre de suivre ces recommandations --39 voix doivent être réparties--. Cette décision d'un panel d'experts externes ou internes de World Rugby est un relatif camouflet pour la candidature française, qui ne cessait de clamer depuis plusieurs mois qu'elle possédait le meilleur dossier.

«Aujourd'hui se dessine une finale entre la France et l'Afrique du Sud. C'est un nouveau match qui commence jusqu'au vote souverain du 15 novembre» a déclaré le président de la Fédération française de rugby (FFR), Bernard Laporte, dans un communiqué.

La France, qui a déjà organisé la Coupe du monde, en 2007 (l'Irlande, jamais), est nettement devancée par l'Afrique du Sud sur le critère des stades et villes (22,88% contre 26,63%) ainsi, dans une moindre mesure, que sur celui des infrastructures du tournoi (13,75% contre 15,50%). Ces deux critères pèsent 50% de l'évaluation totale. Le panel d'experts fait valoir que certains stades de la candidature française pourraient ne pas être entièrement disponibles pour la Coupe du monde, qui se déroule en septembre-octobre, en même temps que le championnat et les compétitions européennes de football.

Elle est devant en revanche concernant les aspects financiers et économiques (28,44% contre 26,69% pour l'Afrique du Sud et l'Irlande), qui comptent pour 35%.

«Dans son rapport d'évaluation, RWCL place #FRANCE2023 en tête sur le critère principal: l'offre financière et les garanties. Cette première place conforte notre stratégie, qui est de sécuriser des ressources financières record (40% de plus qu'en 2015), nécessaires au développement du rugby mondial» a commenté Laporte.

«Maintenant, nous devons rassurer les fédérations votantes sur la qualité de nos infrastructures et de nos stades. Première destination touristique du monde, la France a les infrastructures pour accueillir dans d'excellentes conditions les équipes et les supporters du monde entier. Depuis l'Euro-2016 (de football), la France dispose de stades qui répondent aux meilleurs standards internationaux» a-t-il ajouté. Il reste 15 jours pour convaincre.