Roland-Garros: «Quand le match a commencé j’étais plus là»... Caro Garcia est passée à côté de son match

TENNIS Caroline Garcia n'a jamais donné l'impression de pouvoir battre Kerber...

William Pereira

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Caroline Garcia, le 4 juin à Roland-Garros.
Caroline Garcia, le 4 juin à Roland-Garros. — Michel Euler/AP/SIPA

De notre envoyé à Roland-Garros,

6-2, 6-3, merci et au revoir. Caroline Garcia n’a rien pu faire contre Angelique Kerber en huitièmes de finale de Roland-Garros, lundi. Ou plutôt, elle n’a rien fait. « Au début du match j’ai des occasions mais je ne fais pas la différence. Elle est solide, mais c’est moi qui lui donne des points. Elle donne pas de points, et moi j’y vais trop, je fais la faute. J’allais trop vite », a analysé la Française, qui regrette que « le jour où je vais sortir d’un grand chelem en me disant « bon bah tant pis j’ai tout donné », bah il est pas encore arrivé. »

Progresser mentalement

La numéro 1 française ne cherche donc pas d’excuses. Elle n’a pas produit son tennis, n’a pas mis son jeu en place. En face, l’adversaire est forte. Trop. Comme la pression des Internationaux de France​ ? Bof, à en croire Garcia. « Gagner un point d’un tournoi dans un coin perdu ou ici à Roland, c’est aussi dur. C’est pas seulement le fait qu’il y ait de la pression et l’attente. Je suis pas rentrée dans mon match. » Et quand c’est le cas, c’est rédhibitoire. « Quand je commence pas bien comme ça j’arrive pas à revenir dans mon match », explique Caroline Garcia, en parlant de cet aspect mental comme d’un point de progression pour la suite.

Malgré la défaite, l’objectif affiché en Une de L’Equipe (« gagner un grand chelem ») n’est pas remis en question. « J’ai vu la Une mais seulement après être sortie du Lenglen. Les mecs en voyant la une de l’équipe ils ont dû se dire "elle est pas près d’y arriver" (elle rit) mais l’objectif est toujours d’actualité. »