PSG – Lorient : « Cet arbitrage a tué le match »… La double peine a eu raison des Merlus

FOOTBALL Le PSG s’est vu faciliter la vie en obtenant un penalty et l’expulsion de Gravillon en seconde période, pour l’emporter 2-0

William Pereira

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Mbappé a obtenu un penalty et causé l'exclusion d'un Merlu en début de seconde période
Mbappé a obtenu un penalty et causé l'exclusion d'un Merlu en début de seconde période — Christophe Ena/AP/SIPA

Au Parc des Princes,

Dilemme du mal classé en déplacement à Paris : mieux vaut prendre la dérouillée de sa vie au Parc ou toucher l’exploit du bout des doigts avant de le voir s’envoler aussi vite qu’il n’est arrivé ? Quand vous êtes barragiste comme Lorient​, les défaites encourageantes valent presque un point et les joueurs de Christophe Pélissier auraient pu se contenter d’avoir embêté le champion de France sur sa pelouse s’il ne leur restait pas le goût amer de l’injustice.

50e minute de jeu. Après une première mi-temps indigne de son statut où il n’aurait pas été injuste de voir Sergio Rico chercher un ou deux ballons au fond de ses filets, le Paris Saint-Germain passe la seconde à la reprise. Rafinha intercepte un ballon au milieu de terrain et lance la fusée Mbappé sur orbite. Intouchable, l’attaquant français disparaît avec le ballon dans la surface lorientaise et pousse Gravillon à la faute.

Aveu de faiblesse et fierté

L’arbitre, Johan Hamel, désigne le point de penalty, et, à la surprise générale, sort le carton rouge sans passer par la case VAR. Kyky se fait justice et met l’adversaire dans une sale posture. « Je trouve que c’est très sévère, soupire Paul Nardi en conférence de presse. Il n'y a vraiment pas grand-chose, et c’est de la frustration qui s’ajoute avec cette décision. » Son entraîneur y va plus franchement :

Ce fait de jeu d’arbitrage nous tue le match. C’est une décision qui ne nous permet pas de réussir ce match. En réalité, même le penalty me semble limite, mais il (Mbappé) joue bien le coup. Je n’ai eu aucune explication de l’arbitre pour la double faute. C’est lourd de conséquences mais on ne peut jamais rien dire. »

On ne saura jamais ce qu’auraient ou n’auraient pas fait les Merlus s’ils étaient restés à onze. Le penalty existe bel et bien et ils auraient de toute façon dû se découvrir pour rattraper leur but d’écart. Mais n’empêche, ajoute Nardi, « On est au Parc, contre le PSG, on est promus et à dix, ça fait pas mal de choses contre nous. » Très vite, l’aveu de faiblesse se transforme en fierté. « On a quand même bien réagi à ce coup de poignard qu’on a reçu. Mais cette équipe, dans un grand jour avec ces joueurs, s’ils avaient envie, ils auraient pu nous tuer. » Là double peine s’en est chargée pour eux.