Le débrief de Leipzig-PSG — 20 Minutes

FOOTBALL

Leipzig-PSG : Ils sont en finale ! Paris élimine un Leipzig trop tendre et s’approche du sacre européen

William Pereira

Le Paris Saint-Germain a facilement battu Leipzig à Lisbonne

Trop serein, trop déterminé, trop fort, trop tout. En mission au Estadio da Luz, le Paris Saint-Germain a surclassé une équipe du RB Leipzig (3-0) victime de sa jeunesse pour s’offrir la première qualification en finale de Ligue des champions de son histoire. Sérieux d’entrée de match, les hommes de Thomas Tuchel n’ont jamais été mis en danger et ont rapidement plié la rencontre grâce à Marquinhos et Di Maria. Bernat a plié l’affaire en seconde période. Les Parisiens attendent désormais leur boss de fin :  le Bayern ou l’OL.

Di Maria, retour gagnant

Match sur terrain neutre, qu’ils disaient. Pour tous, mais pas pour l’Argentin. El Fideo jouait mardi sur la pelouse de son premier club européen et il s’y est forcément senti très à l’aise. Un amour de coup de patte pour la tête de Marqui sur coup franc (13e) et un calme olympien pour enfoncer le clou juste avant la pause, puis une autre passe dé pour Bernat à la 56e : par la diversité de sa palette, Di Maria a montré pourquoi il avait tant manqué contre l’Atalanta Bergame. Avec Neymar et Mbappé, il a largement contribué à déborder la défense allemande, complètement prise de panique à chaque fois qu’un de ces trois-là touchait le ballon.

Neymar, quand ça veut pas…

Petit préambule comme d’habitude : le Brésilien a encore fait un bon match. Les défenseurs du RB Leipzig ont certes été plus durs et lui ont offert moins d’espaces, mais il a fait des différences, créé des décalages et réussi à se retourner dans des situations qui auraient désespéré n’importe quel autre joueur. MAIS CA NE VEUT PAS RENTRER. Alors oui, sur la première tentative en bout de course de l’extérieur du pied sur le poteau, il ne peut pas faire beaucoup mieux. Et il a frôlé le coup de génie sur un coup franc à perpet’ façon Fabio Aurélio. Mais en fin de première période, sa frappe non cadrée dans la surface après un service parfait de Mbappé transpire le manque de confiance face au but. Il faut rectifier ça, monsieur Ney, et vite !

Tuchel bat Nagelsmann

Une micro situation dangereuse par-ci, une occasion par-là, mais rien de plus. L’équipe allemande n’a jamais été en position de menacer durablement le but de Sergio Rico, globalement très tranquille dans les bois. Leur seul temps fort, en début de seconde période, a été refroidi par le but de Bernat. Pour le reste, Tuchel a mis Nagelsmann en échec avec un milieu Paredes, Marquinhos et Herrera, avec une mention spéciale pour le Basque, qui, après être passé à côté de son quart de finale, a été particulièrement efficace à la récupération. Incapable de trouver le bon dosage entre jouer suffisamment bas pour empêcher Mbappé de partir en profondeur mais pas trop pour être acculé dans son camp, Leipzig a eu tout faux du début à la fin.

Verratti de retour, en attendant Keylor Navas ?

Le scénario tranquille de la rencontre a permis à Thomas Tuchel de faire tourner son effectif dans le dernier quart d’heure, avec une surprise en mise : Marco Verratti a fait son retour sur la pelouse, lui qu’on pensait dans un premier temps ne pas voir du Final 8 puis, aux dernières nouvelles, pas avant la finale. L’Italien est donc prêt pour le dernier match du PSG à Lisbonne. Pourra-t-on en dire autant de Keylor Navas ? Un retour sur le terrain est envisagé jeudi pour le gardien parisien. La suite appartient à l’histoire. Et au même staff qui a remis Mbappé et Verratti sur pattes en un temps éclair.