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« Le sport sacrifié par le gouvernement », dénonce le CNOSF

Budget 2026 : « Le sport sacrifié par le gouvernement »… Le CNOSF dénonce des mesures « injustes et dangereuses »

Pas contentDans un communiqué publié jeudi soir, le Comité national olympique et sportif français fustige les nouvelles mesures prises par l’Etat
Antoine Huot de Saint Albin

A.H.

L'essentiel

  • Le gouvernement de François Bayrou a annoncé une baisse de 18 % du budget des missions jeunesse et sport, s’ajoutant à une série de réductions depuis septembre 2024, notamment l’exclusion des enfants de 6 à 14 ans du « pass Sport ».
  • Le CNOSF dénonce cette décision comme « incompréhensible, injuste et dangereuse » et affirme que « le sport ne peut pas être traité avec autant de mépris », rappelant que 300 millions d’euros ont déjà été retranchés depuis le début de l’année.
  • Selon le CNOSF, ces coupes budgétaires représentent un abandon de l’héritage olympique car « chaque euro investi dans le sport génère 13 euros d’économie pour la collectivité ».

Les souvenirs sont encore présents, et la flamme olympique, revenue pour quelques semaines au-dessus du jardin des Tuileries nous rappelle le bon temps. Celui où la France avait érigé le sport en priorité durant l’été 2024. Un an plus tard, tout semble oublié. Pire, même, le sport n’est plus qu’une variable d’ajustement dans le plan annoncé par le Premier ministre, François Bayrou, jeudi.

Le maire de Pau a annoncé envisager une baisse de 18 % pour les missions jeunesse et sport. Dernier épisode d’un rabotage en série. Depuis septembre 2024, le budget des Sports ne cesse de diminuer. Dernier coup de rabot en date, l’exclusion des enfants de 6 à 14 ans du « pass Sport », une aide de 50 euros en vigueur depuis 2021 à destination des familles modestes pour payer l’inscription en club.

Le sport « traité avec mépris » par le gouvernement

Déjà très vindicatif, le Comité national olympique et sportif français (CNOSF), a dénoncé jeudi soir une décision « incompréhensible, injuste et dangereuse. Le sport est une politique publique de première nécessité », dans un communiqué au titre sans équivoque : « Le sport sacrifié par le gouvernement. »

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« Le sport ne peut pas être traité avec autant de mépris, fustige le CNOSF, désormais dirigé par l’ancienne ministre Amélie Oudéa-Castéra. Depuis le début de l’année, près de 300 millions d’euros ont déjà été rendus par le secteur, soit l’équivalent de près de la moitié de ses crédits budgétaires. Aucun autre domaine n’a subi une telle ponction. Le sport se retrouve donc être particulièrement touché sur deux années consécutives et ce alors qu’il ne représente que 0,10 % du budget de l’Etat, soit un montant très minime dans l’équation budgétaire du gouvernement. »

« Une génération, un modèle qu’on piétine »

Selon le CNOSF, les conséquences de cette décision pourraient être lourdes. « À travers ce projet de loi de finances, c’est toute une génération, tout un modèle, tout un héritage que l’on piétine. Cette nouvelle coupe budgétaire marque un véritable abandon, à rebours de l’héritage des Jeux olympiques et paralympiques et des ambitions portées pour la jeunesse, la santé publique, l’inclusion et la cohésion nationale. »

« Chaque euro investi dans le sport génère 13 euros d’économie pour la collectivité, assure l’instance. L’utilité de cet investissement est prouvée, son efficacité mesurée. Ce qui doit compter pour une équipe gouvernementale qui se dit attachée à l’efficacité de la dépense publique. »