CNOSF : Sans surprise, Amélie Oudéa-Castéra élue présidente malgré les attaques
Olympisme•L’ancienne ministre des Sports était seule en lice pour prendre la tête du CNOSFA.H.
Une deuxième femme au poste. Après Brigitte Henriques (2021-2023), Amélie Oudéa-Castéra est devenue, ce jeudi, la nouvelle présidente du, Comité national olympique et sportif français (CNOSF) pour un mandat de quatre ans. Le résultat de cette élection lors de l’assemblée générale de l’instance ne faisait aucun doute, l’ancienne ministre (2022-2024) se présentant seule pour le poste après le retrait de son concurrent Didier Séminet.
Nommée ministre des Sports deux ans avant les JO de Paris, AOC aura toutefois vécu une drôle de campagne, « hostile sur les derniers mètres », a-t-elle même dit jeudi. Assez vite, certains de ses opposants, parmi lesquels l’ancien président du CNOSF Denis Masseglia, ont tenté de remettre en cause la candidature de l’ex-ministre, pointant un potentiel conflit d’intérêts en raison de ses anciennes fonctions.
Un salaire de 9.000 euros
« La campagne, si elle n’a pas été violente, n’a pas été très calme non plus. Elle a été pas mal attaquée », juge une source au sein du CNOSF. Lors du grand oral le 2 juin à la Maison du sport français, Dider Séminet avait notamment tenté d’engager le fer en attaquant l’ex-ministre sur un « manque de transparence ». Il avait estimé que la Haute Autorité sur la transparence de la vie publique ne s’était pas prononcée sur la possibilité pour l’ex-ministre de se lancer dans la course, contrairement à ce qu’elle avait affirmé.
« Il est à côté de la plaque », lui avait répondu Amélie Oudéa-Castéra devant la presse, assurant que la HATVP lui avait donné un « feu vert explicite » et qu’elle serait soumise a posteriori à son contrôle si elle était élue. Le retrait de Didier Séminet ne s’est pas non plus fait dans le silence. Le président de la fédération de baseball-softball, pour justifier sa décision, a en effet dénoncé sur les réseaux sociaux une « iniquité » de traitement, ainsi que des « pressions politiques et institutionnelles ».
Une attaque suivie d’un article du Canard Enchaîné publié mercredi faisant état du salaire que devrait toucher Amélie Oudéa-Castéra pendant son mandat, autour de 9.000 euros brut par mois. Il s’agit du salaire que touchait Brigitte Henriques avant son départ, son successeur David Lappartient ayant décidé d’exercer bénévolement sa fonction. « Il me semble logique que le président du CNOSF soit rémunéré », a estimé David Lappartient jeudi, expliquant que son choix de ne pas être payé était personnel.



















