JO de Paris 2024 : Candidat pour être porte-drapeau, Earvin Ngapeth se dit « prêt à assumer ses conneries »
VOLLEY PLUS HAUT•Malgré ses casseroles, le volleyeur estime être qu’il pourrait faire un bon porte-drapeau aux Jeux olympiques de ParisQ.B.
À un mois et demi de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris, la course au rôle de porte-drapeau bat son plein. Qui aura l’honneur d’apparaître en tête de la délégation française, avec la bannière tricolore, sur la Seine ? Le CNOSF publiera la liste complète des candidats ce jeudi.
Les critères excluent déjà de sacrés clients, parmi lesquels Antoine Dupont, Victor Wembanyama, Teddy Riner, Clarisse Agbégnénou et Samir Aït Saïd. Le joueur international français de volley-ball Earvin Ngapeth, lui, est en lice. Il s’est livré sur la perspective d’assumer ce rôle dans les colonnes de L’Equipe.
« Pas quelqu’un qui se cache »
« Je n’ai jamais oublié l’émotion ressentie la première fois que j’ai porté le maillot bleu avec les gars. C’était vraiment une fierté incroyable. Ce serait une joie immense et aussi une manière, quelque part, de boucler la boucle », confie le réceptionneur-attaquant au Halkbank Ankara, qui évolue dans le Championnat de Turquie masculin de volley-ball.
« Quand tu es sportif de haut niveau, tu représentes la France avec ton cœur et ta chair. Tu fais des tas de sacrifices pour représenter ton pays partout dans le monde », poursuit le champion olympique, qui a tenu à répondre aux doutes levés par ses « conneries » hors des terrains. « Je peux comprendre que le grand public dise que j’ai beaucoup d’affaires. Mais j’ai toujours été relaxé. Donc oui, je suis prêt à assumer ça. Je ne suis pas quelqu’un qui se cache ».
Prison avec sursis
En 2015, Ngapeth avait notamment eu une altercation avec un contrôleur de la SNCF. Il avait été condamné à trois mois de prison avec sursis en 2016, avant que les faits de violences volontaires soient requalifiés en violences involontaires. « Mon expérience, mes erreurs passées et les difficultés auxquelles j’ai été confronté pour revenir au top peuvent aussi servir d’autres athlètes plus jeunes. Certains peuvent se reconnaître dans mon parcours. Le sport peut nous sauver », souligne-t-il.



















