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JO de Paris 2024 : « Il y a beaucoup de pression pour Kevin Mayer », note Marie-José Pérec
Under Pressure•La principale chance de médaille de l’athlétisme français n’est toujours pas certaine d’être qualifiée pour les Jeux olympiques de Paris 2024J.Lau. avec AFP
Tout l’athlétisme français croise les doigts pour que Kevin Mayer soit à 100 % physiquement lors des JO de Paris 2024. Mais aussi (et surtout) pour qu'il y soit qualifié, car cela n’est toujours pas le cas pour le double médaillé d’argent olympique de décathlon, à Rio en 2016 et à Tokyo en 2021.
Outre ses pépins physiques, l’athlète de 32 ans n’est peut-être pas actuellement dans les meilleures dispositions pour aborder un tel événement, comme l’évoque Marie-José Pérec. « La place de Kevin est très dure », estime la triple championne olympique, qui voit en lui « le chef de file de la délégation française » en athlétisme.
Interrogée sur les chances de médailles françaises dans la discipline phare des Jeux olympiques, qui se dérouleront du 26 juillet au 11 août, la Guadeloupéenne pense qu'« on attend beaucoup de Kevin Mayer ». « Je pense qu’il y a beaucoup de pression pour lui. Il y a une loupe sur lui, beaucoup d’attentes », poursuit-elle. Notamment contraint fin mars à l’abandon lors du décathlon de San Diego (Californie), en raison d’une gêne aux adducteurs, Kevin Mayer a encore jusqu’au 30 juin pour réussir les minima olympiques (8.460 points).
L’athlé français n’a obtenu qu’une médaille aux Mondiaux
Lui-même a néanmoins indiqué ne pas être « inquiet » pour sa qualification. « J’espère qu’il pourra se débarrasser de cette pression, qu’il arrivera non blessé car c’est un athlète assez fragile. On croise les doigts », confie Marie-José Pérec. Concernant le reste des chances de médailles côté tricolore, elle pense « qu’on est quand même capables d’en avoir deux ou trois ».
Et ce malgré le fiasco quasi total lors des Mondiaux d’athlétisme 2023 (une seule médaille en argent, le dernier jour de la compétition, pour le 4x400 masculin). « Sur les relais, on s’en sort quand même bien, rappelle justement Marie-José Pérec. Renaud Lavellenie revient mais peut-être que ce sera un peu compliqué. A la perche, on a aussi des jeunes qui se débrouillent très bien. Allez, on dit trois médailles. » On signe où, Marie-Jo ?



















