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Une athlète espagnole retenue pour les JO malgré une affaire de dopage

JO de Paris 2024 : La recordwoman d’Espagne du marathon sélectionnée malgré un imbroglio autour d’un contrôle positif

DopageLe média espagnol en ligne Relevo avait déjà indiqué que Majida Maayouf a bénéficié d’une AUT rétroactive un an après avoir été déclarée positive à la terbutaline
Nicolas Stival

N.S.

L’Histoire offre parfois d’étranges coïncidences. Dernier exemple en date, débusqué par le média en ligne espagnol Relevo : Majida Maayouf, marathonienne détentrice du record d’Espagne, a été sélectionnée ce mardi pour les Jeux olympiques de Paris le jour même où la Commission espagnole de lutte antidopage dans le sport (Celad) a officialisé la recherche d’un nouveau patron du département des contrôles.

Jusqu’à ce jour, c’est Jesús Muñoz-Guerra qui occupait ce poste stratégique, responsable notamment des autorisations d’usage à des fins thérapeutiques (AUT). Et c’est grâce à une AUT délivrée par Muñoz-Guerra que Maayouf a échappé à une sanction après avoir été contrôlée positive en novembre 2020 à la terbutaline, un médicament qui prévient les symptômes aigus de l’asthme, des bronchites chroniques et des emphysèmes pulmonaires.

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Seulement, cette AUT a été délivrée avec une rétroactivité d’un an et demi, ce qui permettait de couvrir les faits datant d’un an plus tôt. Or, une telle procédure n’est possible que dans deux situations, selon Relevo : en cas d’urgence ou de maladie grave, si l’information est donnée dans les 10 jours suivant la prise de traitement, ou si l’athlète n’a eu ni le temps, ni la possibilité de la demander avant la course. Le média espagnol indique que Maayouf, qui n’a jamais été sanctionnée et a pu continuer à courir, ne semble cocher aucune des deux cases. Ni l’athlète, ni la Celad, n’ont publié le rapport qui justifierait l’usage de l’AUT.

Toujours aucune justification

La marathonienne de 34 ans, née au Maroc, réside à Salvatierra au Pays basque espagnol, depuis une dizaine d’années. Elle peut représenter l’Espagne au niveau international depuis octobre 2023.

Relevo, qui avait révélé l’affaire dès juillet 2023, ajoute que Maayouf a commencé par nier l’existence du contrôle positif, avant d’invoquer une raison médicale qu’elle s’était engagée à expliquer après avoir battu de près de cinq minutes le record d’Espagne du marathon le 3 décembre dernier à Valence (2 h 21 min 27 s). Ce qu’elle n’aurait toujours pas fait, quatre mois et demi plus tard.

En janvier 2024, l’Agence mondiale antidopage (AMA) avait indiqué au Figaro qu’elle envisageait de sanctionner la Celad, accusée par Relevo d’avoir fermé les yeux sur plusieurs cas positifs d’athlètes espagnols.