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Clément Noël symbole de « la honte » de l’équipe de France de slalom aux JO

JO 2026 - Slalom : « Je n’ai eu aucun panache »… Clément Noël symbole de « la honte » de l’équipe de France à Bormio

Crash de l’alpin masculinChampion olympique en titre et porte-drapeau de l’équipe de France, Clément Noël est passé totalement au travers du slalom de Milan-Cortina ce lundi
Petites et grandes histoires des JO d'hiver
Jérémy Laugier

Jérémy Laugier

L'essentiel

  • Champion olympique de slalom en 2022 et porte-drapeau de la délégation française à Milan-Cortina, Clément Noël a totalement manqué son slalom des JO ce lundi.
  • Seulement 7e temps de la première manche après une grosse erreur, le Vosgien a quitté la compétition après seulement 7 secondes sur la deuxième manche, en enfourchant deux portes.
  • Clément Noël, qui regrette son absence de « panache » pour ce grand événement, était le plus grand espoir de titre du ski alpin français, dont le bilan de médailles va se résumer à l’argent de Romane Miradoli lors du Super-G.

De notre envoyé spécial à Milan-Cortina,

Clément Noël allait-il réitérer l’exploit de Pékin ? Sixième sur la première manche du slalom des JO d’hiver 2022 en Chine, le Vosgien avait atteint le Graal olympique au prix d’une folle remontée lors d’une seconde manche en or massif. Malgré un écart bien plus conséquent, ce lundi à Bormio (7e à 1''96 du leader contre 0''38 en 2022), au terme d’une folle matinée à 49 sorties de piste, on se serait presque surpris à y croire. Car le porte-drapeau tricolore sur ces Jeux de Milan-Cortina l’annonçait à la mi-journée : « Je vais me battre fort en deuxième manche, je vais tout envoyer ».

De plus, c’est cette fois son entraîneur qui était chargé de s’occuper du tracé. OK, mais l’ambition de Clément Noël s’est éteinte au bout de seulement 7 secondes, lorsque le skieur de 28 ans a enfourché deux portes. L’image de fin des JO 2026 pour le slalom tricolore, et globalement pour tout le ski alpin masculin français, avec un zéro pointé au bilan des médailles.

« Il n’y avait rien du tout », peste Clément Noël

« Ça fait longtemps que je ne suis pas passé à côté d’un événement comme je l’ai fait aujourd’hui, regrettait-il au micro de France TV. Rien n’allait dans mon sens. J’ai entrecoupé des bonnes sections par beaucoup de fautes sur la première manche et sur la deuxième, je me sentais conquérant mais j’ai très rapidement commis une erreur. J’ai fait ce que j’ai pu, et aujourd’hui ça n’était pas grand-chose. »

Un constat tranchant et lucide, que le tenant du titre, qui avait également enfourché en deuxième manche lors des Championnats du monde de Saalbach 2025 (après avoir remporté la première) a ensuite appuyé sur Eurosport.

« Les Jeux m’ont toujours énormément fait vibrer mais là je n’en retire pas beaucoup de positif. Hier soir, je regardais un film et le mec disait « le plus important dans la vie, c’est le panache » [« Cash » avec Raphaël Quenard donc]. Je me suis dit que c’était vrai. Mais je n’ai eu aucun panache aujourd’hui, il n’y avait rien du tout, des erreurs et des approximations. On a l’impression que ce sont mes premiers Jeux, que j’avais trop de tension. »

Clément Noël

Romane Miradoli a sauvé l’alpin français

C’est finalement Steven Amiez qui a apporté la meilleure note du jour pour les Bleus, grâce à sa deuxième manche cohérente (9e temps), pour au final une 18e place à 3''98 du nouveau champion olympique, le Suisse Loïc Meillard.

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Tellement peu quand on sait que Clément Noël mais aussi Paco Rassat, éliminé dès la première manche sur sortie de piste, étaient perçus comme de grands espoirs de médailles, au vu de leur belle saison de Coupe du monde. Le seul métal de l’alpin français sur ces Jeux en Italie reste donc pour Romane Miradoli en Super-G. De quoi pousser Clément Noël à un autre constat au lance-flammes, dès la fin de la première manche.

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« C’est quand même un peu la honte pour l’équipe franchement. On a vraiment montré une très mauvaise image. Pour ceux qui ne suivent pas toute la saison, on est normalement meilleurs que ça. » Pas certain que cette triste prestation olympique pousse le grand public à se passionner pour la fin de saison de Coupe du monde de Clément Noël et des Bleus.