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Au cœur d’un scandale à Pékin, la patineuse Kamila Valieva suspendue 4 ans

Patinage : Au cœur d’un scandale à Pékin, la Russe Kamila Valieva suspendue quatre ans pour dopage

dopageAlors âgée de 15 ans, Valieva avait gagné remporté l’or par équipe et était la grande favorite de l’épreuve individuelle, avant d’être rattrapée par un contrôle positif
Nicolas Camus

N.C. avec AFP

Souvenez-vous, elle avait été un des tristes visages des JO de Pékin, il y a près de deux ans. La patineuse russe Kamila Valieva, 15 ans à l’époque, s’était retrouvée au cœur d’une rocambolesque affaire de dopage, comme nous nous l’avions raconté depuis la Chine. Contrôlée positive à la trimétazindine, elle avait été suspendue puis finalement autorisée à concourir par le TAS, mais après 10 jours d’un puissant cyclone médiatique, elle s’était effondrée lors du programme libre.

On apprend ce lundi que Kamila Valieva est finalement condamnée à quatre ans de suspension à compter du 25 décembre 2021 (date de son contrôle positif), a annoncé le Tribunal arbitral du sport (TAS). En réalité, le suspense ne portait pas sur le fait de savoir si Valieva avait violé ou non la législation antidopage, puisque l’adolescente n’avait pas contesté son contrôle positif à la trimétazidine, une susbtance censée améliorer la circulation sanguine, interdite depuis 2014 par l’Agence mondiale antidopage, et détectée en quantité infime dans son organisme.

Quid de la médaille d’or par équipe des Russes ?

La jeune fille avait invoqué une « contamination via les couverts » partagés avec son grand-père, traité à la trimétazidine après la pose d’un cœur artificiel, et qui la conduit chaque jour à l’entraînement. Le TAS, au terme d’une audience à huis clos engagée en septembre dernier et reprise en novembre, a néanmoins estimé que Kamila Valieva « n’avait pas été en mesure d’établir », avec des preuves suffisamment convaincantes, qu’elle ne s’était pas « intentionnellement » dopée.

Reste la question de sa disqualification rétroactive ou non. Valieva avait eu le temps de remporter l’or olympique de l’épreuve par équipes avec les Russes, devant les Etats-Unis et le Japon avant que son contrôle positif ne soit révélé. Ce qui avait d’ailleurs fait beaucoup parler, puisque les Russes avaient beaucoup tardé à envoyer le prélèvement à l’AMA. Près de deux ans plus tard, la cérémonie de remise des médailles de l’épreuve par équipe n’a toujours pas été organisée.

Quelques minutes après l’énoncé du verdict, l’AMA a publié un communiqué saluant cette décision, tout en rappelant le très jeune âge de la patineuse russe. « Les médecins, entraîneurs ou autres membres du personnel de soutien qui sont reconnus coupables d’avoir fourni des substances améliorant la performance à des mineurs devraient faire face à toute la sévérité du Code mondial antidopage », a estimé l’agence. De son côté, un porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, cité par les agences de presse russes, a dénoncé « une décision politique ».