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Les Bleues « en reconquête » au Mondial après un dernier Euro frustrant

Mondial de handball : Tenantes du titre, les Bleues « en reconquête » après un dernier Euro frustrant

rebondLes Françaises attaquent le championnat du monde en Allemagne et aux Pays-Bas par un match contre la Tunisie vendredi
Nicolas Camus

N.C. avec AFP

L’esprit de « reconquête » n’est pas qu’un élément de langage pour ces Bleues. La preuve, c’est comme ça qu’elles ont intitulé le groupe WhatsApp sur lequel elles échangent avant le championnat du monde qui démarre pour elles vendredi, en Allemagne et aux Pays-Bas.

L’équipe de France féminine de handball y défend son titre acquis à Herning (Danemark) en 2023. Mais surtout, elle veut rebondir après avoir échoué à monter sur le podium de la dernière grande compétition en date, l’Euro, il y a un an. Elles ont donc lancé l’opération rachat.

Gardillou en première ligne

Cet échec (relatif) est encore dans les têtes mais n’augmente pas pour autant la pression entourant les Françaises et leur sélectionneur Sébastien Gardillou, estime ce dernier. « Ce n’est plus la même équipe » a répondu le technicien, qui faisait l’an passé ses grands débuts dans le costume de numéro 1, successeur d’Olivier Krumbholz dont il était l’adjoint.

L’emblématique entraîneur, qui a apporté à la sélection tous ses titres depuis la fin du XXe siècle, était encore présent lors de l’entraînement ouvert à la Maison du handball à Créteil la semaine dernière. Il a pu voir une équipe de France bien différente de celle laissée à Villeneuve-d’Ascq sur une médaille d’argent aux JO de Paris : pas de capitaine Estelle Nze Minko, de machine à marquer sur l’aile Chloé Valentini ni d’arrière gauchère Laura Flippes, toutes trois en congé maternité, ni de gardienne Laura Glauser, blessée.

Grâce Zaadi, capitaine de remplacement, était elle en train de passer des examens médicaux qui ont révélé la persistance d’une béquille à une cuisse l’obligeant à déclarer forfait pour le début du Mondial.

Gardillou espère la récupérer le plus vite possible au cours d’une compétition en pente douce : après un tour préliminaire tranquille (Tunisie, Chine et Pologne), les Bleues devraient croiser le fer en conclusion du tour principal avec l’hôte néerlandais à Rotterdam, avant de très probablement retrouver leurs fantômes viennois en quarts de finale, Danemark ou Hongrie.

« Envie d’aller jusqu’au bout »

« Cette équipe peut et doit monter en charge tout au long de la compétition pour arriver dans les meilleures dispositions pour ce quart de finale, et surtout pour franchir cet obstacle » a estimé Gardillou.

Capitaine en l’absence de Zaadi, Tamara Horacek se projetait quant à elle au-delà : « On a envie d’aller jusqu’au bout, d’aller toucher de nouveau la plus belle médaille, mais on reste humbles et on sait la difficulté de la chose ». Cette équipe de France, avec cinq joueuses novices en compétition, dont ses deux arrières gauchères (Emma Jacques et Marie-Hélène Sajka) et ses deux ailières droitières (Nina Dury et Suzanne Wajoka), a la fougue mais aussi l’inconstance de sa jeunesse. On saura bientôt de quel côté penche la balance.